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5 bonnes raisons de ne pas détester Mathieu Kassovitz

5 bonnes raisons de ne pas détester Mathieu Kassovitz

Son caractère colérique et ses déclarations à l’emporte-pièce exaspèrent parfois… Pourtant, Mathieu Kassovitz vaut bien mieux que son image. La preuve avec Sparring, le film de Samuel Jouy. Voici cinq raisons de le cajoler.

1. Quand il se tait, il est génial.

Il ne tourne jamais sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler. Mathieu Kassovitz désole fréquemment ses fans en insultant tout le monde : le cinéma français, les flics, les politiques, les journalistes … Paradoxalement (ou pas), Kasso n’est jamais aussi bon à l’écran que lorsqu’il se tait. Prenez la série Le bureau des légendes, sur Canal + : dans la peau de Malotru, cet espion énigmatique, il nous hypnotise en en faisant le moins possible. Moins de vocifération, plus de subtilité : on ne perd pas au change.

2. Quand il joue, il est brillant.

Le vieux garnement punk, 50 ans au compteur, affiche un CV en or. Génial chez Jacques Audiard (Regarde les hommes tomber, Un héros très discret) ou Jean-Pierre Jeunet (Le fabuleux destin d’Amélie Poulain), l’homme sait ce que se métamorphoser veut dire. Dans Sparring, de Samuel Jouy, il incarne un boxeur minable prêt à tout sacrifier pour son obsession. Un film pour mâles musclés ? Pas du tout. Plutôt le portrait d’un type ordinaire et émouvant, aveuglé par sa passion. Dans la peau de ce prolo des rings, Kassovitz épate, comme souvent.

3. Quand il aime, il est aimable.

Dans Sparring, Kasso n’est pas qu’un boxeur loser. C’est aussi un homme lambda qui s’interroge sur sa vie, peine à boucler ses fins de mois et aime sa copine, Marion, désolée de le voir se prendre des pains dans la tronche. Les meilleures scènes du film sont celles, intimes, où l’acteur dialogue en douceur avec sa partenaire (Olivia Merilahti). C’est une particularité de l’acteur d’incarner les amoureux sensibles en dynamitant les accablants clichés machistes.

4. Quand il est père, il est touchant.

Kasso, dans ses meilleurs rôles, sait aussi jouer les pères en évitant toute mièvrerie. La relation de son personnage avec sa fille ado dans Le bureau des légendes est l’un des sommets émotionnels de la série. Idem dans Sparring où, face à ses gamins pétris d’admiration et transis de peur, il joue la partition paternelle avec justesse.

5. Quand il met en scène, il intéresse.

Acteur épatant, mais aussi réalisateur stimulant. L’auteur de La Haine s’est parfois fourvoyé dans sa carrière, mais ses fictions ont le mérite de secouer le cocotier du cinéma français. Sept ans après L’ordre et la morale, son dernier film, on aimerait bien le voir retourner derrière une caméra. Nul doute qu’il nous étonnera une fois de plus.

Sparring, de Samuel Jouy, avec Mathieu Kassovitz, Olivia Merilahti…Le 31 janvier 2018 au cinéma.


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Olivier De Bruyn
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