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3 bonnes raisons d'applaudir Léa Seydoux

léa seydoux les adieux à la reine

Dans Les Adieux à la reine, Léa Seydoux prouve une nouvelle fois que rien ne résiste à son talent. A 26 ans, les plus grands cinéastes se l’arrachent. Il y (au moins) trois bonnes raisons à ça…

Parce que la reine, c'est elle !
 
Dans Les Adieux à la reine, nous sommes en juillet 1789. C’est la révolution, mais Versailles s’en fout. Alors que Paris s’embrase, la Cour vaque à ses occupations avec une désinvolture bling bling à toute épreuve. La reine Marie-Antoinette ne pense qu’à ses toilettes, à ses amours saphiques, à ses douleurs petites ou grandes. Et elle appelle à son chevet la jeune Sidonie Laborde, sa lectrice préférée, qui lui raconte de bien belles histoires… 
 
Oubliez les bals costumés et la poussière académique ! Dans Les adieux à la Reine, Benoît Jacquot dynamite les figures imposées et signe un film fiévreux où il autopsie une fin de règne et les relations brûlantes entre ses héroïnes. Et si Marie-Antoinette (Diane Kruger) joue bien-sûr un rôle important dans l’histoire, le personnage principal se nomme Sidonie, alias Léa Seydoux, que l’on suit passionnément à la trace. La reine du casting, c’est elle, et sa belle partition confirme que l’actrice incarne comme pas grand monde les états d’âme compliqués et les sentiments indicibles. Les cinéastes le savent et elle ne les déçoit jamais. A ses débuts, pourtant, patronyme oblige, ce n’était pas gagné. Léa Seydoux n’est en effet pas une "fille de", elle est pire… Petite-fille de Jérôme Seydoux, le boss de Pathé, et petite nièce de Nicolas Seydoux, le patron de Gaumont, la jeune fille compte dans sa famille deux influents décideurs du cinéma hexagonal. Autant dire que son apparition dans le monde des images, il y a six ans, fut accompagnée de soupçons de favoritisme. Et alors ? Alors, il n’a pas fallu longtemps à la comédienne pour imposer son prénom.
 
 
Parce que les choix, elle connaît !
 
Alors qu’elle aurait pu promener sa silhouette juvénile dans des films prévisibles, Léa Seydoux, depuis ses premiers pas, fait des choix, des vrais, et privilégie les cinéastes, les vrais. Résultat : à 26 ans, sa filmographie a très fière allure…
 
En France, avant Les adieux à la reine, elle a tourné avec Christophe Honoré (La belle personne), Bertrand Bonello (De la guerre) ou Rebecca Zlotowski (Belle épine). Des fictions radicales, non consensuelles, qui tirent le meilleur parti de sa sensualité, de son regard obstiné et lui ont valu la reconnaissance des ses contemporains, y compris hors des frontières de l’hexagone. Du coup, Léa Seydoux, la discrète, s’exporte et pas exactement chez n’importe qui. Quentin Tarantino l’a engagée dans Inglourious Basterds, Ridley Scott dans Robin des bois, Woody Allen dans Minuit à Paris et on l’a vue récemment jouer du flingue et sauter par la fenêtre dans Mission Impossible 4. Un pied dans l’hexagone, l’autre à l’étranger : Léa Seydoux mène une double vie excitante, et même une triple si l’on compte son nouveau rôle d’égérie pour la maison Prada… Qui dit mieux ?
Parce que son avenir est radieux !
 
A peine sortie de Versailles et des Adieux à la Reine, Léa Seydoux ne s’est pas endormie pas sur ses doux lauriers. La preuve : on la retrouve dès le 18 avril dans L’enfant d’en haut, un film signé Ursula Meier où elle incarne Louise, une jeune fille confrontée à la mouise de l’époque et à ses zones d’ombre. Vivotant avec quelques euros en poche en compagnie d’un jeune ado (les deux prétendent être frère et sœur), Louise erre, fait n’importe quoi, butte contre ses contradictions… L’occasion pour l’actrice, déchirante, de confirmer que les rôles ambigüs lui conviennent idéalement. 
 
Et c’est tout ? Non, ce n’est pas... Léa Seydoux enchaîne en effet sur deux aventures très prometteuses. A gauche, La belle et la bête, de Christophe Gans (Le pacte des loups), où elle donnera la réplique à Vincent Cassel. A droite, "Le bleu est une couleur chaude, une adaptation de la B.D sulfureuse de Julie Maroh (sujet : les amours lesbiennes) signée Abdellatif Kechiche (L’esquive, La graine et le mulet). Rien que du meilleur ? Rien que du meilleur, comme toujours.
 
Les adieux à la reine, de Benoît Jacquot. Sortie le 21 mars.
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