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3 bonnes raisons d'aller voir "The Artist"

The Artist

Attention, triomphe annoncé ! Dans "The Artist", un film muet 100% original où Jean Dujardin se déchaine, Michel Hazanavicius prouve que l’on peut faire du très neuf avec du très vieux. Un miracle du cinéma qu’il faut aller voir pour (au moins) 3 raisons.

Plus c’est muet, meilleur c’est

Un film muet en noir et blanc à l'heure où l’on ne jure que par la 3D et les pétaradantes innovations numériques ? Il fallait oser. Michel Hazanavicius, l’auteur des OSS 117, a osé. Clamons-le haut et fort : il a bien fait. Dans The Artist, il invite à un fulgurant flash-back, direction 1927, et s'intéresse au cas de George Valentin, une star du cinéma muet hollywoodien qui vogue de triomphe en triomphe et satisfait ainsi son ego surdimensionné. L’homme infatué tombe par hasard sur une jolie figurante, Peppy Miller, qui galère dans les coulisses du cinéma. Quasi illico, il en tombe raide amoureux.

Hélas, l’évolution technique s'en mêle. Les premiers essais du parlant révolutionnent le monde des images. Exit les vieilles gloires muettes et place à de nouveaux visages très bavards. Conséquences : Valentin devient un has-been alcoolo, pendant que Peppy gagne ses galons de starlette. Leur idylle survivra-t-elle malgré leurs courbes de popularité inversées ? That is the question. Car le film, sans prononcer un traitre mot, entraine sans souci le spectateur dans son histoire simple, marrante, touchante. Résultat : une petite merveille anachronique. Délicieuse et entêtante. Qui l’eût cru ? Le silence, en 2011, a de bien jolies choses à nous murmurer à l’oreille.

Jean Dujardin, impérial 

A Cannes, en mai dernier, il a raflé le prix d’interprétation au nez et à la barbe (de trois jours) d’un certain Ryan Gosling, héros du déjà culte Drive. Dans The Artist, Jean Dujardin signe en effet une prestation cocasse, sensible, délirante, qui, par bonheur, évite la parodie ringarde. Exit les grimaces éloquentes, les regards écarquillés et les gags poids lourds.

L’ex icône d’Un gars, une fille confirme ainsi qu’aucun registre ne résiste à son talent décidément pluriel. Un an à peine après sa noire composition chez Nicole Garcia (Un balcon sur la mer), Jean Dujardin, en jouant des claquettes ou en se frisant sa fine moustache, s’impose avec The Artist comme l’un des acteurs les plus brillants de sa génération. Qui aurait parié un euro sur un tel destin il y a encore deux ans ? Personne. "Personne" avait tort.

Bérénice Béjo, ultra craquante

La performance et le prix cannois de son Dujardin de partenaire lui ont un tantinet fait de l’ombre. Pourtant, la réussite totale de The Artist tient aussi beaucoup à la prestation de Bérénice Béjo. Dans la peau de Peppy Miller, incarnation pétillante du charme et de l’élégance, elle fait des miracles et l’on comprend parfaitement que George Valentin craque pour son joli minois, son look sexy, son sourire à se damner.

Il y a onze ans, l’actrice, aujourd’hui 35 piges, se révélait dans Meilleur espoir féminin, un film elle jouait une apprentie comédienne. Une décennie plus tard, elle se rappelle à notre très bon souvenir dans le rôle… d’une apprentie starlette qui batifole dans les folles années 20. Pas de doute : les rôles d’actrices vont bien, très bien même, à Bérénice Béjo. Et il serait scandaleux que sa partition ultra charmeuse dans The Artist ne stimule pas l’imaginaire des cinéastes dans les mois à venir. Faites-la taire ou faites la parler, mais faites-la jouer !

The Artist, de Michel Hazanavicius, en salles le 12 octobre.

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Olivier De Bruyn
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