Une fille de 20 ans, enceinte de six mois, plonge dans le déni de grossesse. Avec La brindille, Emmanuelle Millet signe un film sensible qui ne sombre jamais dans la sensiblerie. Il y a (au moins) trois bonnes raisons pour courir le voir.

la brindille

1. Parce que La brindille a des choses à nous dire !
Elle veut bosser, être indépendante, gagner sa vie, comme on dit… Prête à affronter les mille et une turpitudes de l’univers du travail, Sarah (Christa Théret, l'ex ado de LOL), 20 ans, voit ses plans contrecarrés le jour elle apprend qu’elle est enceinte. De six mois. Sa silhouette filiforme n’en montre rien (d’où le titre : La brindille), mais telle est la sévère réalité. Face au fait accompli, la jeune héroïne louvoie, tremble et refuse l’évidence. Puisque son corps ne dévoile rien, elle ne dira rien non plus. Ni à sa famille, ni à son nouveau boy-friend, ni à personne, ou presque. Et vogue la galère.
Pour son premier film, Emmanuelle Millet, qui, par le passé, a bossé dans l’humanitaire, évite les pièges qui lui tendaient les bras. Sans surenchères lacrymales et sans jugement moralisateur, la cinéaste suit pas à pas l’errance de son personnage, encombré par son déni, ses ambivalences, son mal-être. Résultat : un film ultra-sensible qui traite avec subtilité son sujet costaud : comment se débat-on avec une maternité non voulue ?
 

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