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3 bonnes raison d'aller voir "Le Skylab"

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Une famille des années 70 dans tous ses états, les petits comme les grands… Avec "Le Skylab", Julie Delpy, derrière et devant la caméra, signe une comédie énergique (vraiment) pas comme les autres. Voici trois bonnes raisons pour courir la découvrir.

1- Parce que la famille, c’est comme ça !
Juillet 1979, quelque part en Bretagne. Le temps d’un week-end, une famille se réunit pour fêter l’anniversaire de la grand-mère. Le tableau de famille est sans appel : le vieux mari de cette dernière qui sucre gravement les fraises, les mâles s’énervent autour de l’incontournable barbecue et les dames évoquent le progrès scolaire de leur progéniture et leur vie érotique pas forcément trépidante, tandis que les gamins imaginent la nouvelle connerie qu'ils vont pouvoir inventer.

Vous baillez déjà ? Vous avez tort. Dans Le Skylab, son nouveau film en tant que réalisatrice, Julie Delpy a beau s’adonner après tant d’autres à la comédie chorale (un des genres favoris du cinéma français), elle évite les clichés barbants de la catégorie. Vraiment bien senti, vraiment drôle et toujours juste, le film, avec ses personnages pluri-générationnels et ses situations forcément vécues par tout le monde, tape dans le mille des affections et névroses familiales. Ça n’a l’air de rien, mais c’est très rare.
Julie Delpy en profite donc pour confirmer les belles promesses de ses films antérieurs : son très romantique Two Days in Paris ou sa très dérangeante Comtesse. Pas de doute, la cinéaste se réinvente à chaque nouvelle expérience... Jusqu’à présent pour le meilleur.
 

2- Parce qu'on aime les seventies made in France
Pourquoi ça s’appelle Le Skylab ? Bonne question. Flash-back : en pleine préhistoire, c’est-à-dire à la fin des années 70, la planète entière flippait en se demandant allaient bien pouvoir s’échouer les débris d’un satellite américain qui avait eu la mauvaise idée de se désintégrer dans l’espace. Comme tous les humains, notre famille bretonne flippe un peu elle aussi, d’où le titre clin d’œil… Mais l’essentiel de la plus-value seventies est néanmoins nichée ailleurs : l’un des principaux atouts du film consiste à restituer l’atmosphère de ces années-là, sans sombrer dans la vignette décorative.

Engueulades politiques musclées entre gauchos en plein trip baba-larzac et crypto-fachos regrettant le bon vieux temps des colonies, affrontements au sommet de la variété française entre aficionados de Léo Ferré et fans extatiques de Michel Sardou, évidemment irréconciliables, sauf s'ils sont bourrés, conflits entre kids se trémoussant sur le disco et ceux ne jurant que par les décharges électriques du punk-rock, vieille 2 CV toussotant au fond de l’allée et fascination pour les dernières trouvailles de « l’électroménager »… Le film montre une époque charnière entre la vieille France et le progrès, l'esprit de famille et les aspirations perso. Oui, Le Skylab, ça sent fort les années Giscard, et les looks des personnages sont à l’avenant, des immondes lunettes noires du beauf ahuri au jean pattes d’eph’ du cousin sympa, pour un grisant retour vers le passé.
 

3- Parce que les acteurs nous épatent
Ce n’est pas un scoop : Julie Delpy est aussi comédienne. Et comme dans la plupart des films réalisés par des acteurs, ces derniers, dans Le Skylab sont très, très bien servis. Si Delpy, plus que convaincante en gauchiste qui ne rigole pas avec la morale, s’est attribuée un joli rôle, elle n’a pas été mesquine avec ses camarades de jeu.
Côté dames, les prestations conjuguées du trio Valérie Bonneton, Noémie Lvovsky et Aure Atika s’imposent sans problème parmi les plus réjouissantes du moment. Côté messieurs, mention spéciale à Eric Elmosnino, compagnon fictionnel de Julie, qui incarne à la perfection le baba lunaire, un rien ahuri face à l’étendue du désastre familial. En bref, Le Skylab, c'est une composition ultra-plaisante, à l’image de ce film malin, cocasse et 100 % sympathique.

Le Skylab de Julie Delpy, sortie natinale le 5 octobre 2011.
 

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Olivier De Bruyn
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