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L’interview beauté à Cannes d’Inès de la Fressange

ines de la fressange

Pour L’Oréal Paris, Inès de la Fressange est l’incarnation de la Parisienne et de son chic éternel. Nous l’avons rencontrée dans la suite de la marque au Martinez en pleine séance de coiffure.

 

Glamour.com : Heureuse de revenir à Cannes ?
Inès de la Fressange 
: Oui ! J’étais déjà venue il y a des années. J’avais remis la Palme d’Or au film « Mission », je crois avec Robert De Niro, président du jury cette année. Donc moi je viens lorsque Robert est là (rires).

Glamour.com : Qu’est-ce que cela vous fait d’être l’une des nouvelles égéries de L’Oréal Paris ?
Inès de la Fressange 
: Imaginez-vous qu’un jour on vous appelle. On vous dit que l’on vous trouve top, que l’on veut faire des films avec vous, des photos… On vous facilite la vie pour avoir les plus belles robes du Festival de Cannes, on vous donne les meilleurs coiffeurs du monde, les meilleurs maquilleurs. Lorsque vous allez à Los Angeles, on vous loge au Château Marmont, vous y allez bien sûr en première classe. Et avec tout cela, on vous traite comme une princesse. Il faudrait vraiment être mal dans sa peau pour dire « c’est dur ». 

 

Glamour.com : Vous êtes donc ravie du choix de L’Oréal ?
Inès de la Fressange :
Je suis très flattée. Et je trouve cela très bien qu’il n’y ait pas que des actrices, des chanteuses, des mannequins, des filles jeunes… Je suis une femme avec un vrai travail, des préoccupations de femme qui gère la maison, les enfants. Je trouve ce choix très judicieux ! Je crois que Grucho Marx disait « Je ne voudrais pas faire partie d’un club  qui accepte des gens comme moi ». Moi, c’est le contraire. Je veux absolument faire partie d’un club de femmes que j’admire, comme Diane Kruger. Je suis ravie de faire partie de ce club !

Glamour.com : Comment définiriez-vous votre look en termes de maquillage et de coiffure ?
Inès de la Fressange :
Je n’ai pas trop de définition sur mon image ! Je pense que le jour où je commencerai à me définir, j’aurai vraiment la grosse tête. Mais ce qui est bien avec L’Oréal, c’est que sans même se le dire, on respecte mon style. Les maquilleurs et les coiffeurs avec qui nous travaillons respectent beaucoup ma personnalité et ils ne veulent pas nous faire ressembler à quelqu’un d’autre. Leur but n’est pas qu’on dise « tu as une belle coiffure » mais « tu es belle ».

Glamour.com : Quelle différence entre votre rôle d’égérie et votre ancien métier de mannequin ?
Inès de la Fressange :
Ce n’est pas du tout la même chose. En tant qu’égérie, je n’ai pas l’impression d’être mannequin. Quand on est mannequin, on est là pour accepter le maquillage choisi par le styliste et les looks du créateur. Pas pour se mettre en avant soi. Je me souviens avoir fait le défilé Yohji Yamamoto, avec un maquillage beige, très effacé, très nude presque platré. Les cheveux étaient défaits… Il y avait une fille avec une mise en pli incroyable, du gloss à fond la caisse et du vernis à ongles rouge. Je lui ai dit « ça va pas le faire ! ». La fois suivante, elle n’a pas été prise. Elle ne jouait pas le jeu. Ce n’était pas professionnel. Elle aurait dû être styliste pour faire ce qu’elle voulait. Egérie, c’est le contraire : plus on donne son avis, mieux c’est. Je fais ce que je veux. 

 

Glamour.com : Je fouille dans votre vanity, que vais-je trouver ?
Inès de la Fressange :
Une brosse à dent, c’est évident. Du démaquillant aussi. J’ai relativement peu de produits en fin de compte. J’ai accès à tous les produits que je veux, surtout depuis que je travaille avec L’Oréal, mais je sais qu’il n’y a pas besoin de beaucoup pour être belle. Mon produit fétiche, c’est la laque Elnett. On l’utilise beaucoup dans la mode. Même les coiffeurs qui ne travaillent pas avec L’Oréal l’utilisent. Je n’ai pas attendu d’être chez L’Oréal pour l’adopter!. J’ai aussi du savon d’alep, car je n’aime pas les savons des hôtels.

Glamour.com : Votre obsession beauté ?
Inès de la Fressange :
Le fond de teint. Je ne conçois pas le maquillage sans le fond de teint. Pour moi, c’est la base. C’est le plus important. Si je ne porte pas de rouge à lèvres, ce n’est pas grave. Pas de mascara, c’est un peu plus embêtant, mais le pire, c’est de ne pas avoir de fond de teint. Par contre il y a quelque chose que je déteste : avoir du mascara sur les cils du bas, alors que j’adore en avoir sur les cils du haut. Je préfère avoir du crayon en bas. 

 

Glamour.com : Les cosmétiques, c’est important pour vous ?
Inès de la Fressange :
C’est indispensable ! Lorsque je fais ma valise, c’est toujours plus important d’avoir mes produits plutôt que mes vêtements. Pour mes tenues, je me dis qu’au pire, il y aura toujours un type à qui je pourrai piquer une chemise blanche. Alors que pour les cosmétiques, c’est plus compliqué. Je me souviens d’être allée à Eden Rock, pour une présentation Chanel. Ma valise avait été perdue avec les accessoires Chanel, les tailleurs… Tout le monde était catastrophé, mais pas moi.  Je suis allée chez Carole Bouquet lui emprunter du shampooing, car c’était pour moi le plus important. Pour les vêtements, le directeur artistique de Chanel avait des chemises blanches. Je lui ai en piqué une, j’ai fait un nœud et voilà. La tête des journalistes quand elles m’ont vu… Finalement, elles ont trouvé cela génial.

Glamour.com : Où achetez-vous vos produits de beauté ?
Inès de la Fressange :
Je vais vous surprendre, mais je me fournis chez Monoprix. Les produits de grande distribution sont de très bonne qualité maintenant. L’enseigne est ouverte tard ce qui me permet d’y aller quand je veux. 

 

Glamour.com : Plus jeune, comment vous maquilliez-vous ?
Inès de la Fressange :
Trop ! C’était une horreur. Je me faisais l’eye-liner, la banane, les cils, épiler les sourcils, le blush, le rouge à lèvres, le contour des lèvres, le gloss par-dessus, les boucles d’oreilles énormes, la gomina dans les cheveux… Quand je vois les photos, je me dis que c’était horrible. En même temps, c’était les années disco, c’était la mode… On mettait beaucoup de gros bracelets et tout ce genre de choses. Je me souviens que lorsque je voyageais, j’avais une valise entière uniquement pour les accessoires. Avec le temps on réalise qu’on n’a pas besoin de ce genre de choses.

Glamour.com : Quel serait pour vous le parfum idéal ?
Inès de la Fressange :
Le parfum ne marche pas avec le nez, mais avec le cerveau. Les parfums pour bébé que je mettais à mes enfants, sont pour moi les meilleurs. Alors que je connais les plus grands parfums de la terre fait par les plus grands nez. Mais quand je sens l’eau de Cologne sans alcool que je mettais à mes filles, cela me bouleverse. J’ai appris cela en travaillant dans le monde de la parfumerie : avec la musique, le parfum est ce qui est rappelle le plus les souvenirs. Je déteste tous ces nouveaux parfums : beaucoup de marketing et de communication peu de vraies senteurs. Je suis finalement très réac avec le parfum. C’est pour cela que j’ai fait une fragrance  avec des matières premières très luxueuses avec zéro marketing, zéro pub et pas d’égérie. J’en suis très, très fière. 

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Magali Bertin
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