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Faut-il analyser l’ADN de sa peau pour qu'elle soit plus belle ?

Faut-il analyser l’ADN de sa peau qu

L’étude des gènes permet désormais de décrypter comment notre épiderme va vieillir et d’élaborer par anticipation des soins 100?% sur mesure. Prémices d’une révolution.

De quoi s’agit-il ?
Depuis peu, grâce aux avancées qui ont suivi le premier séquençage du génome humain (2003), on peut, pour quelques centaines d’euros, faire décrypter son profil génétique en quelques minutes (les plus téméraires peuvent même commander un kit d’analyse sur Internet). Potentiellement, donc, chacun peut désormais avoir accès aux données vitales qui le caractérisent. D’une personne à l’autre, moins d’1 % du génome diffère, mais c’est ce petit écart génétique qui détermine toutes les caractéristiques individuelles : couleur des yeux, tessiture de la voix, forces et faiblesses de l’organisme, voire risques de maladies préprogrammées. Pour résumer, être capable de décrypter son ADN revient à pouvoir déchiffrer le manuel d’utilisation de son corps.

Pourquoi c’est révolutionnaire pour la peau ?
Parce que l’accès à ces données ouvre un champ immense de connaissances. Et que la tentation de faire tester les modulations génétiques influant sur son bien-être ou sa beauté est grande. Savoir par exemple que sa peau est constitutivement mal armée pour se défendre contre les radicaux libres, ou qu’elle produit naturellement un collagène d’excellente qualité permettrait de mieux calibrer sa routine beauté. Voire de la customiser entièrement grâce à des soins formulés sur mesure…

###TWITTER###A une plus large échelle, l’accès au génome soulève de gros enjeux d’un point de vue médical. Car, à partir du moment où la banque de données contenant le "mode d’emploi" de l’organisme devient accessible, naît la possibilité d’utiliser ces informations à des fins d’optimisation de la santé, pour s’éviter des risques de maladie ou simplement améliorer le fonctionnement du corps. C’est à la suite d’un test génétique révélant sa forte probabilité d’avoir un cancer du sein qu’Angelina Jolie a par exemple décidé de procéder à sa double mastectomie.

Dans la foulée, le nombre de recours à des tests génétiques avait d’ailleurs doublé, créant ce qu’on a appelé ensuite le "Jolie effect". Non sans soulever au passage d’innombrables questions sur le bien fondé d’un recours systématique et généralisé aux tests. Est-il par exemple utile et/ou souhaitable de découvrir quelles maladies on risque de contracter, s’il s’agit d’affections qu’on ne peut, pour le moment, ni prévenir ni éviter ? La démarche est en tout cas peu contestable, tant qu’elle cible les gènes qui concernent uniquement le vieillissement de la peau.
 

Que peut-on faire dès maintenant ?
Outre-Manche et dans certains spas high-tech, on peut, moyennant des sommes élevées, procéder à des analyses génétiques étendues, qui permettent ensuite de mettre au point un régime alimentaire et des recommandations d’hygiène de vie ad hoc. En France, la révolution n’en est qu’à ses débuts.

###TWITTER###Pour l’heure, trois possibilités :
- Adopter un soin cosmétique dérivé d’une compréhension poussée des mécanismes d’expression des gènes de jeunesse pour activer les protéines impliquées, comme le Sérum Advanced Génifique qui, le premier, a appliqué les avancées de la génomique à la cosmétique (104 € les 50 ml, Lancôme).

- Prendre un complément alimentaire capable de stimuler les gènes contrôlant la production de collagène, pour améliorer l’élasticité et la souplesse de la peau et lutter de l’intérieur contre le vieillissement cutané (Collagen Renew, Ioma, 89 € pour cinq semaines de traitement).

- Se faire fabriquer des soins sur mesure, grâce au protocole mis en place par la marque One.Gen/0.1 à Paris. On effectue sur place un test de salive, à partir duquel 35 variations génétiques clés affectant l’état de la peau sont analysées, puis, en fonction des résultats, on formule un programme de soins adapté. Au menu : une émulsion préparatrice, un sérum et un soin hydratant dont les actifs et le dosage sont personnalisés. Le coût est évidemment conséquent (400 € le test, 375 € le traitement pour trois mois environ, puis 290 € le renouvellement, Onegen01.com), mais les résultats sont, paraît-il, bluffants.
 

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Alice Elia
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