J’ai testé la Danse des Cinq Rythmes

Pour ne plus avoir à choisir entre relaxation et séance de sport, j’ai testé la Danse des Cinq Rythmes. Pendant 2 heures, on enchaîne des mouvements libres pour retrouver la sérénité en travaillant à fond l’ensemble de nos muscles. Que du bonus !

Danse des Cinq Rythmes 22
© -

Dimanche matin 11h, j’arrive à mon premier cours de Danse des Cinq Rythmes. Amélie Schweiger, professeure de Danse des Cinq Rythmes, parle de cette dernière comme d’une « pratique au confluent de l’expression libre du corps, de la danse, de la thérapie et du chamanisme, qui redonne du sens et de la profondeur à soi et aux autres ». 

Je découvre une grande salle de danse, où la lumière est tamisée et dans laquelle une femme diffuse de l’encens en faisant des grands cercles avec ses bras. Je me demande où je suis tombée, mais je lance. Les vestiaires, on oublie. On se change dans un prolongement de la pièce, hommes et femmes mélangés. Sur la trentaine de participants, beaucoup de femmes, quelques hommes, âgés de 20 à 60 ans et de styles très différents. Leur seul point commun, c’est le large sourire qu’ils ont tous en passant la porte. Difficile d’imaginer qu’il y ait tant de gens heureux de se lever pour faire du sport un dimanche matin.

 

Amélie commence à mettre de la musique et nous invite à danser en nous laissant porter par le son. Je vois des gens qui commencent à bouger dans tous les sens, sans suivre le même rythme et la même chorégraphie. Dans ce cours, on n’enseigne pas comment enchaîner différentes séquences de pas pour créer une chorégraphie, mais on incite les danseurs à se mouvoir pour exprimer ce qu’ils ressentent.

Les premières minutes me semblent interminables. J’ai envie de fuir. Je me sens coincée dans mon corps et je suis tétanisée à l’idée qu’on me regarde. Mais je prends sur moi, me lance d’abord timidement dans mon coin, puis finis par lâcher prise. En introspection, j’oublie progressivement tout ce qui me retenait et me laisse porter par la musique. Je gère mes émotions, profite de celles qui me font du bien pour inventer de beaux mouvements et me débarrasse de celles qui me contraignent au quotidien. Je tente des approches avec les autres, donne ce que j’ai à donner et prend ce qu’on m’offre. Car si la Danse des Cinq Rythmes est avant tout un retour vers soi, c’est également un moyen de se reconnecter à l’autre. On est dans un échange permanent, sans jugement ni hiérarchie.