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Trouver l'amour à Paris en août

bar terrasse paris

On ne dirait pas comme ça, mais la plage, l'exotisme, le farniente, ne sont pas forcément les meilleurs ingrédients pour choper un mec. Et même plus : les villes désertées de l'été regorgent d'avantages sous-estimés. Vous en doutez ? Lisez plutôt.

- L'effectif réduit contre les plages bondées

Ou comment moins l'on est de fous, plus on rit.
1er août. Vous pensiez que les vacances en ville allaient vite passer, mais il faut vous résoudre : sur les pavés vos talons résonnent, la Concorde est vide, et il semble qu'on pourrait se faire égorger un dimanche en plein Châtelet. Bon, on exagère à peine, mais le message est clair : pas la peine d'allumer son portable le matin, personne n'appellera, tous vos amis sont en Corse ou à l'étranger, bref, là où ne l'on capte même pas et où l'on a bien mieux à faire que de sextoter. Tristesse. Mais attendez, vous ne voyez pas l'aubaine que c'est, cette ville vide. Car qui dit ville vide dit attroupement stratégique. C'est d'une logique mathématique pour tout urbain qui se respecte : il y a toujours un bar de seconde zone qui devient, en plein mois d'août, le super spot pour aller rencontrer des compagnons de galère. Oui, d'autres à la peau pâle, qui n'ont pas encore sorti les maillots du placard et pour qui RTT rime avec "c'est raté".

Avantage : On est vite une tribu d'entre nous. Des habitudes de vacanciers urbains émergent : mauresque à l'apéro, tacos, et boom improvisées chez les uns et chez les autres, on se sent vite comme une fière bande. Et qui dit bande dit... ? Mélange de flux, mesdames. Ne faites pas les débutantes.

Bar où traîner entre citadins malins : Le Mansart, 1 rue Mansart, 75009 PARIS - 01 48 78 22 77.

- L'effet solidarité contre le plan Promo Vacances

Ou comment les amis de mes amis deviennent vraiment mes amis.
Rester dans sa ville en août, ça fait un sacré sujet de conversation. Pourquoi on reste, quand les autres ploucs sont partis, comment c'est tellement mieux en septembre, comme on a mieux à faire en ville, comme boucler un obscur premier roman... Bref, c'est la clique des intellos contrariés (ratés?) qui se retrouve, telle une secte de rockeurs, pour mieux arpenter les PMU déserts des faubourgs. Vite, on se comprend, on se serre les coudes... et on s'aime. Oui. Un effet de solidarité jamais vu sur la côté d'Azur par exemple : plutôt que de se tuer à dénicher la meilleure crique déserte, là, on s'envoie généreusement les plans : "Paul mon pote harpiste fait un concert indé sur un toit dans le 10ème. Ca te dit de venir ? Y'aura les autres et de la bière fraîche." Et paf ! En voilà de l'underground. On se sent vétéran de l'arrière-boutique. Et ça réaffirme les atomes crochus et autres affinités, sans compter que c'est sans doute plus romantique de se rencontrer à la station République, qu'au Club Med.

Avantage : On a l'impression d'avoir 14 ans à nouveau, avec tous ces plans, alors que ceux coincés dans les embouteillages "alerte rouge" ont l'impression d'en avoir 70. Et qui dit 14 ans dit... ? Roulage de pelles à gogo les filles. Ne faites pas comme si vous n'y aviez pas déjà pensé.

Le bon plan été à partager : le cinéma en plein air de la Villette, du 19 juillet au 21 août.

- L'audace de la liberté contre les vacances en famille

Ou comment, en fait, Raoul est plutôt canon.
Une ville vide, c'est une dolce vita qui s'ignore, avec de nouveaux acteurs canons. Meilleurs amis collants, collègues stressants, famille partie, tout le monde s'est fait la malle pour mieux vous laisser le champ libre à un mois d'audaces et de voluptés. A effectif réduit, on découvre forcément les nouveaux visages de ceux qui, d'habitude, sont floutés par la foule des grosses fêtes en pleine saison. Oui, souvent, ce n’est pas l'arbre qui cache la forêt mais bien le contraire, l'arbre caché par la forêt. Prenons l'exemple de Raoul : Raoul, c'est un pote de votre meilleur pote. Ensemble, ils se font un foot tous les 15 jours. Autant dire que Raoul, vous ne le connaissez pas des masses, une ou deux fois il vous a prêté main forte pour choper une bière dans la cuisine d'une fête. Autrement, il rentre souvent tôt, foot oblige. Mais aussi parce qu'il a une vie. Que vous découvrez trépidante, d'ailleurs : ok, il est pas en Grèce à se la dorer douce, mais c'est parce qu'il est sur un projet de malade qu'il monte avec des fous. Trop bien. Enfin, loin des potes, sempiternels vanneurs toujours prêts à mettre des bâtons dans les roues, c'est la grande occas’ et on se sent plus libre d'aimer loin des stéréotypes et des clichés. L'été en pente douce sur son scooter, on  n'a même plus peur, les boulevards sont vides, notre jupe est courte, Raoul sent le biscuit et l'air est chaud.

L'avantage : On ne rend de compte à personne, on peut se voir et flâner en paix, la ville est vide, Paris nous appartient. En plus, août oblige, on est pas surchargé de dossier à rendre en urgence. On peut donc tranquillement enchaîner les nuits blanches en semaine, et se permettre d'être à l'ouest au boulot. C'est qu'il est sportif Raoul, et qu'en août, apparemment, il a vachement envie de nous le prouver.

La bonne balade : flâner dans les Buttes Chaumont jusqu'au Rosa Bonheur, 2 avenue de la Cascade 94170 Paris - 01 42 00 00 45.

- La dernière minute contre l'organisation camping

Ou comment partir en week-end, c'est chouette.
Paris, quand tu nous tiens ! Eh bien, on a envie de se tirer. Comme sous l'influence d'une vieille marâtre, il faut qu'on respire; heureusement, Paris tentaculaire est proche de tout, enfin au moins de la mer. C'est l'apanage du jeune couple aoûtien, de profiter des week-ends pour partir ensemble. Ca veut pas forcément dire qu'on s'aime, que c'est officiel, et achète-moi une belle bague bébé. Non, loin des fêtes et autres préoccupations publiques, on se fait juste doucement la malle pour l'air marin ou la campagne, avec comme prétexte notre plus chouette marinière et nos cheveux dans le vent. Parce qu'entre nous, même si c'est hyper romantique Etretat ou la Picardie, on sait le fond des choses... Avec Raoul, si ça marche du tonnerre sur la première quinzaine du mois, c'est surtout pour une question physique. Pas tellement parce qu'il est beau, et qu'on est au top, mais plutôt, et surtout, parce qu'il était là... Et nous aussi. Les présents ont donc toujours raison. Alors bon, restons calme et restons sobre, pas question d'embarquer Raoul dans notre maison familial en Corrèze ; on opte plutôt pour un plateau de fruits de mer aux Vapeurs à Trouville et hasta la vista !

L'avantage : Aller découvrir la faune et la flore de la Normandie avec un semi-inconnu, ça rapproche. C'est un peu la classe de mer pour adultes, entre amoureux. Sauf qu'au moins, si ça se corse avec Raoul désormais intérieurement surnommé le bigorneau, on n'a plus qu'à prendre notre mal en patience, puisqu'on est rentré à Paris le lendemain. Ouf, on a failli passer des vacances pourries. NB : Les plus impatientes d'ailleurs sauteront dans le train. Easy baby.

Le restaurant où se gaver de fruits de mer et faire plus amplement connaissance : Les Vapeurs, 160, boulevard Fernand-Moureaux, 14360 Trouville-sur-Mer - 02 31 88 15 24.

- La parenthèse enchantée contre les noces d'argent

Ou comment je fais ce que je veux avec mes cheveux.
Le mois d'août touche à sa fin. Courage, c'est la rentrée, ils seront tous bronzés, et s'acharneront à nous raconter leurs vacances tandis qu'on s'évertuera à planquer nos dossiers d'été, avec Raoul dans le placard. N'empêche, même si on fonce vers l'incertitude automnale, c'est ça qui est canon avec les flirts d'été : au pire, ça peut rester une parenthèse dorée. Pas besoin de se prendre la tête à se promettre mille trucs jusqu'en décembre, surtout si l'on remarque qu'une fois la foule revenue, Raoul est le Casper de la soirée. Bonus pour celles qui ont zappé Raoul au profit de Krug, le touriste hollandais. Oui, vous verserez trois larmes sur le quai de gare du Nord, oui, vous lui promettrez mille fois de venir le voir à Amsterdam, mais non, il n'en sera rien. Parce qu'une fois hors du quai, avec la ville qui grouille de gens frais, vous réaliserez à quel point Paris en août, c'est un monde parallèle qui peine à s'inscrire dans la réalité, la vraie.

L'avantage : D'une, vous n'aurez pas la honte, car entre Raoul et vous, personne n'en saura rien, ce qui est déjà mieux que lorsqu'on roule une pelle immortalisée en plein festival Calvi on the Rocks. Puis, ça nous a bien changé les idées cette affaire, contrairement à ceux qui sont partis on prend la rentrée posément. Et enfin, avec Raoul, on n'habite pas loin... Ce qui est pratique, si l'on veut continuer à se voir. Entre citadins consentants.

Pour bien se dire adieu : Le train bleu, 1er étage de la gare de Lyon, 20 Boulevard Diderot, 75012 Paris - 01 43 43 09 06.

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