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Sexe : les 10 interdits

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Les maladresses au lit ne se comptent plus. Pourtant, il y en a des vraiment pire que d'autres. La preuve par 10.

Garder ses chaussettes
Un grand classique, qui ne mérite sans doute pas d'être répété, mais quand même. Surtout en cas de quickie, quand l'envie est pressante, parfois on laisse à son homme le pantalon aux hanches, et les chaussettes aux chevilles. Grossière erreur : le pantalon aux hanches, passe, mais les chaussettes, c'est never. Cependant, il y a deux exceptions, bande de coquines : l'une, c'est que vous avez envie d'un trip un peu beauf, ou ultra hype à la Terry Richardson, et que les chaussettes, ainsi que le slip kangourou, vous excite. Soit, ceci ne nous regarde plus. Enfin, les chaussettes sont autorisées si c'est vous qui les portez, mi-mollets, pour un délire ado en rut, ou femme pressée qui n'a pas eu le temps de s'épiler. L'homme aime, ça nous arrange, et tout le monde est content.

Déroger à la règle des 48h
Vous ne connaissez pas la règle des 48h ? Pas la peine de faire les offusquées, ou les innocentes : la règle des 48h se réfère à l'hygiène, et au sexe buccal. En gros, quand on s'est pas lavées depuis 48h (pas besoin d'être la dernière des crades pour ce cas, il suffit de prendre une douche un jour le matin, et de prévoir la prochaine le lendemain au soir, mais d'être avant cela sauvagement abordée par l'homme en chasse), on ne le laisse pas... descendre. C'est pas fairplay, autrement. Idem pour le garçon qui partage notre lit ; et quand on n'a pas moyen de vérifier, on s'en réfère à la bonne vielle expression "je la sens pas." Et on s'abstient. Voilà.

En faire trop avec sa lingerie - ou pas assez
Surtout quand c'est un flirt débutant, on se doit d'être regardante avec ses sous-vêtements. Débarquer la deuxième nuit avec des porte-jarretelles,  un soutif bustier, un string dentelle et des bas résilles, c'est ultra flippant pour l'homme, qui d'un coup doute du fait qu'on soit dentiste. Trop, c'est trop, surtout qu'en général, on a beau tenter le sport ou être gâtées par la nature, on ressemble rarement à Natalie Vodianova en petite tenue. Qu'on se le dise : rien ne vaut la simplicité. Mais attention, on se calme, y'a des limites. La limite, elle est très claire, c'est la culotte des règles. Oui, celle qui est vieille, mais si douce, informe et grisâtre de lessives abusives, incroyablement laide mais superbement confortable. Même si on est bien dans ses baskets et dans son booty, on évite. Si on est prise la culotte dans le pantalon, on fait la feinte de l'écureuil malin : d'un bond un éteint la lumière, envoie valdinguer notre pantalon/jupe, et on saute dans le lit. Mieux vaut passer pour une nana pressée que pour une vieille fille négligée... Non ?

Susurrer le mauvais prénom
Sans déconner, ça arrive vraiment ? C'est très possible. C'est très désagréable aussi. Alors quoi faire ? Ca semble bien grillé. On peut la jouer Birdget Jones, et répéter hystériquement le BON prénom, comme si ça allait venir par-dessus la fausse note. C'est assez naïf, mais ça peut passer. Sinon, nions jusqu'au bout du monde, la mauvaise foi fait ses preuves depuis des millénaires, misons sur l'histoire de l'humanité, l'espoir fait vivre. Autrement, on fait la Spartiate : on fonce la tête la première dans le conflit : "Oui, j'ai dit Luc, je suis désolée Michel, on continue ? Je m'en fiche, de Luc." Ca râpe, certes, mais toujours moins que d'entendre le prénom d'un autre tandis qu'on se donne. N'est-ce pas.

Infantiliser le corps de Rambo
Ok, l'homme de votre lit n'est pas Rambo, mais n'empêche, le b.a.-ba de psychologie nous le fait bien savoir : un homme, dans son rapport au corps, se prend pour Bruce Willis. Du coup, les "cromignon bidon", les "chamalow abdos", les "roudoudous genou", c'est niet, ça passe pas. Le pauvre homme transformé en bisounours se vit mal en peluche, il se préfère béton. Surtout, n'insistez pas, "mais si, c'est cromignon le bidon", au risque de le faire régresser à un stade freudien très peu désiré : le sous-moi complexé qui, d'un coup, a très envie de dire "maman". La boulette.

Avoir des capotes dans sa poubelle
Vous êtes célibataire et fière de l'être ? Une fille libre dans son corps et dans sa tête ? Une croqueuse d'homme ? Quoiqu'il en soit, votre vie sexuelle est active, on vous félicite - ou pas. Mais de là à laisser voir à un amant de passage qui croyait faire l'amour qu'il a en vrai fait la queue, c'est un peu mesquin, comme négligence. Alors bon, la fille libre dans sa tête, canon, assumée et tout que vous êtes va gentiment vider sa poubelle avant de recevoir un nouvel amant. Ceci dit, pour les capotes, on vous félicite, hein.

Jouer la maîtresse Domina
On est une femme qui s'assume, une déesse de la nuit, une bête de sexe, une gourmande appétissante, etc. On a compris. Mais lui, peut-être moins. Si d'un coup d'un seul vous décidez de révéler la bête qui s'ennuie en vous, et mordre, griffer, malmener avec amour, plaquer en douceur, molester sensuellement votre pauvre partenaire, un seul conseil : l'observation. Déjà, un homme mal à l'aise, ça se ressent tout de suite, y'a une baisse de rythme, une panique progressive, et le voici qui cherche désespérément du regard une issue. De plus, s'il ricane nerveusement, et essaie de détendre l'atmosphère avec une phrase bête et maladroite du genre" Hého, mais tu fais quoi là ? Aïe ! Héhé", on peut comprendre qu'il se sent mal avec votre côté Catwoman qui sort du placard. Mais tout peut s'arranger : il suffit de rentrer les griffes, pour le moment. Et de penser à se taper Batman, la prochaine fois.

Persécuter le derrière
Le problème du postérieur masculin est lui aussi un grand classique, très compliqué. Jouer à la doctoresse avec les fesses de notre homme, c'est un travail d'experte en manipulation et délicatesse.  Là encore, on joue la carte du naturel, et on voit comment réagit chéri. Il y a trois stades qui nous éclairent sur sa tolérance et son ouverture ( sans mauvais jeu de mots...): le premier, c'est les fesses qui se serrent à la moindre caresse, signe d'une crainte psychorigide avec laquelle mieux vaut ne même pas chercher à négocier ; ensuite vient le stade flou du "je me laisse caresser jusqu'à je ne me laisse plus", typique de l'ambigüité de la psychologie masculine, mais qui reste une porte ouverte à une pratique plus détendue au fur et à mesure ; enfin, le dernier stade est celui de la demande : il veut, il l'exprime. Car après tout, un homme, quand ça veut, ça ne fait pas de chichis. Pas comme nous, quoi.

Simuler
Le gros problème international : la simulation. Qui simule ? Tout le monde simule ? Le monde est bien bête, car il n'est pas rare d'entendre des égarées après des années s'écrier :"avec toi, je ne jouis pas." Et là, c'est le drame. Simuler n'a jamais résolu, embelli, ou épanoui aucune vie sexuelle, et comme disait Brassens, ça ne sert qu'à ce "que le coq imbécile et prétentieux perché dessus / ne soit pas déçu". Bref, des décennies ont passé, il est grand temps de cesser de crier son ennui tout haut. Sauf que. Oui, et c'est là le grand problème que soulève et soulèvera toujours la simulation : l'appétit vient en mangeant, comme disait Obélix. Alors, si parfois on est pas au top de la forme sexuelle, qu'on n'a pas chaque parcelle de peau qui frétille au contact de notre amant de cinq ans, rester complètement stoïque pour être fidèle à soi-même, c'est plus qu'un tue-l'amour : c'est un enterre-corps. Si on peut dire. C'est prouvé : y mettre du sien permet franchement à la séance d'amour de prendre du poil de la bête et de se requinquer, et donc de nous faire jouir et apprécier pour de vrai. Alors quoi ? On simule ? L'orgasme, jamais. Mais pour le reste... C'est pas de la simulation, c'est de  l'encouragement. Un peu comme la boule à facette à une soirée. Diantre ! ne soyons pas rabat-joies.

Débriefer la séance d'amour
Là, il s'agit d'éradiquer deux clichés qu'on attribue aux deux sexes : l'un, l'autosatisfaction du coq en pâte qui ne peut s'empêcher de soliloquer tout haut un "t'as joui ? t'as aimé ?", ou pire : "Heureuse ?". On oublie, l'homme, si tu veux savoir si on a joui, regarde nos joues, rouges, nos tempes, humides, et notre sourire, béant. Ca se passe franchement de questionnaire insidieux, gênant, chiant. Et c'est pareil pour les filles, qui ont tendance à se laisser aller à la parlotte : "C'était chouette hein ? Je pensais pas que t'étais ce genre d'amant, tu sais, à me faire ci, et ça, et après, quand blablabla..." Du silence, enfin. Non seulement c'est agréable, cette ambiance ouatée et en suspens entre deux temps, mais surtout, ça booste notre capital séduction : même si à l'intérieur, on a mille points d'interrogations qui se bousculent, pour savoir s'il a aimé autant que nous, ce qu'il ressent exactement, etc, se taire un peu, ça fait la femme mystère. Et c'est bien, ça. On simule pas l'orgasme déjà, on peut bien simuler la classe, non ?


 

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Bethsabée Krivoshey
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