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Sexe : êtes-vous assez ambitieuse ?

Sexe : êtes-vous assez ambitieuse ?

C’était quand votre dernière innovation sexuelle ? La dernière fois que vous avez proposé une variante ? La plupart des femmes sont ultra-exigeantes dans beaucoup de domaines, sauf dans celui du sexe. Et si on faisait entrer l’ambition sous l’édredon…

La plupart d’entre nous ne se posent même pas la question de l’ambition. "Ça" fonctionne, l’orgasme déboule au moment adéquat, le boulot est terminé. On a souvent plus d’ambitions artistiques, sportives, culinaires, émotionnelles que sexuelles. Vous avez des livres de recettes. Avez-vous des livres de sexe ? Résultat : selon un récent sondage Ipsos, 44 % des femmes ne prennent jamais ou rarement l’initiative au lit. Pendant ce temps, chez Durex, on avance que les Français ont une vie sexuelle moins excitante que celle de leurs voisins (à l’exception de l’Angleterre), qu’ils y consacrent moins de temps que la plupart des pays sondés, et – attention, ça vend du rêve – que la plupart d’entre nous considèrent leur satisfaction comme "neutre". La french loveuse ? Aux oubliettes. Comment en est-on arrivé là ? Par paresse. On se repose sur nos acquis, sans jamais viser plus haut. Et on se console en se racontant que la frustration fait partie du couple. Seulement, l’ambition a vraiment sa place au lit : la preuve, on parle bien de "caresser" une ambition. Mais comment s’y prendre ? En s’inspirant du lieu où nos prétentions s’expriment le mieux – le travail. Allez, franchement : si vous deviez vous embaucher vous-même comme amante, le feriez-vous ? Seriez-vous placardisée ? Augmentée ? Etes-vous proactive au lit, combative, créative ? Même sans vouloir faire carrière dans le sexe ni tomber dans le piège de la performance, gardez en tête la belle citation d’Hillary Clinton (qu’on ne peut pas accuser de manquer d’ambition) : "Je pense que si on vit suffisamment longtemps, on réalise qu’une large part de notre existence est hors de notre contrôle, mais que la manière dont on y répond est entre nos mains".

1. Osez prendre des initiatives

Les femmes en général osent moins que les hommes : en milieu professionnel, elles demandent neuf fois moins de promotions ! Pourtant, 69% des 18-24 ans et 63 % des 25-34 ans se définissent comme ambitieuses (sondage CSA pour Terrafemina et 20 Minutes en 2013). La belle qui dort en attendant son prince a définitivement vécu, seulement, au lit, les femmes accomplies ont peur de la même chose qu’au bureau : passer pour carriéristes, avides, voire opportunistes. Ici, tout se joue dans la tête : non, on ne sera pas moins respectable parce qu’on ose. Non, on ne fera pas peur aux (bons) hommes, et non, définir des standards pour sa propre sexualité n’est pas cynique (après tout quand vous mangez bio, vous définissez des standards pour votre santé).

2. Suivez une formation continue

Le sexe est une trajectoire, pas un point fixe. Plutôt que de considérer qu’on sait tout faire sous prétexte qu’on arrive à l’orgasme, il vaudrait mieux évoluer, s’intéresser, écouter son intimité, apprivoiser ses fantasmes. Si on a besoin d’aide, la librairie la plus proche a tout ce qu’il faut:

-> Sex Tips, un gay révèle tout à sa meilleure amie, de Dan Anderson et Maggie Berman (Mazarine) : pour savoir comment toucher un homme, précisément, intensément. On a testé : ça marche.

-> La Bible du boudoir: guide du plaisir sans tabou, de Betony Vernon (Robert Laffont) : pour une sexualité plus joueuse, et pour reconnecter avec ses chakras.

-> La collection Osez… (La Musardine) : pour se focaliser sur une technique ou une pratique, façon cours intensif.

3. Maîtrisez la partie technique

On a entendu mille fois raconter que le sexe relève de l’instinct… mais si tout était si facile, si naturel, comment expliquer que les hommes ont des orgasmes 85,5 % du temps, et les femmes seulement 61,6 % ? Et pourquoi les lesbiennes seraient-elles à 74,7 % plus satisfaites (The Journal of Sexual Medicine, 2014)  ? C’est une pure question technique : la pénétration vaginale est plus adaptée à l’orgasme masculin, et les lesbiennes ont mille pratiques plus adaptées à leur corps. Dans ces conditions, se référer au simple instinct, refuser de s’intéresser à son anatomie, ou au timing parfait, c’est vraiment dommage. Comment commencer ? En mesurant. Parce qu’on ne peut pas améliorer ce qu’on ne mesure pas. Demandez honnêtement à votre partenaire comment c’était la dernière fois : si c’était mieux, moins bien, que la fois précédente, et pourquoi. Posez-vous la question de l’intensité, de combien de temps vous avez besoin pour vous mettre dans l’ambiance, tout en sachant qu’on a parfois plus envie de "donner" que de "recevoir". Une fois que vous avez ces données, vous pouvez avancer.

4. Utilisez les bons outils

Vous n’aimez pas les sextoys, personne ne vous y oblige, mais un bon lubrifiant restera toujours l’investissement le plus rentable d’une sexualité sans contraintes. Si vous êtes en couple, prenez des gels à base de silicone (notre préféré : Concept S). Si vous utilisez des préservatifs, achetez un flacon à base d’eau (les BIOglide de JoyDivision). Côté sextoys, zappez les premiers prix et optez pour des marques reconnues (Fun Factory, Lelo, Big Teaze Toys). La sexualité ambitieuse demande un (petit) budget – et franchement, vous avez beaucoup plus besoin de plaisir et de connexions avec votre partenaire, que d’une nouvelle manucure.

5. Suivez vos dossiers

Vous updatez votre smartphone et vos logiciels à intervalles réguliers, faites pareil avec votre sexualité en commençant par des questions parfaitement égoïstes : où en suis-je par rapport à mes envies, qui a pris l’initiative au lit les cinq dernières fois, existe-t-il des déséquilibres gênants dans ma vie sexuelle ? Inutile de sortir votre fiche d’évaluation ou de tenir un journal. Il s’agit plutôt de se demander, une fois tous les trimestres, comment on se sent, ce qui stagne, ce qui bouillonne. Sachant qu’on peut être parfaitement heureuse dans la stagnation – à condition d’en avoir conscience.

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Maïa Mazaurette
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