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Vivre sa rupture comme un homme

fille dépressive

Plaquée ? Plutôt que de faire comme d'habitude, c'est-à-dire déprimer sur canapé et appeler toutes vos copines, voici un guide "testostéroné" de la meilleure attitude à adopter.

On déplore souvent la psychologie masculine, qui à force de se contenir, finit souvent en ulcère. Sans aller jusque là, on peut dire que dans des situations de crises, nos amis les hommes suivent presque naturellement une conduite qui ne nous ferait pas de mal. De quoi en prendre de la graine (sans mauvais jeu de mots).

Erreur n°1 : Être dévastée
Regardez votre fidèle bande de potes : vous voyez souvent le meilleur ami dévasté à cause d'une rupture ? Rarement, sauf pour la bonne, celle qui a compté pour lui dans la dernière décennie. Alors que pour nous, c'est limite à tous les coups gagnant : sans parler des larmes, qui ne sont que la réaction physique superficielle de notre désespoir piteux, c'est surtout en profondeur qu'on vit l'impact. Et pas qu'un peu. Toujours à fond. Pourtant, ça ne vaut pas souvent le coup. Souvenez-vous quand vous aviez perdu 3 kilos en 1998 pour Hector, ce laideron qui fait désormais parti de vos pires dossiers du love ? Voilà.

L'attitude du bro' : Serrer un peu les dents. On ne vous dit pas non plus de sortir faire la teuf à mort toute la nuit. Rester digne chez soi ça suffira, car n'empêche : prendre sur soi, ça a du bon. Si au départ on n'y croit pas, on sent qu'on se ment, au final la dignité qui émerge de ce choix nos ravit peu à peu. Et on finit par se sentir plutôt bien. C'est toujours moins minable que d'aller crier son nom sous sa fenêtre, ou que de laisser 35 appels en absence. Et c'est déjà ça.

Erreur n°2 : Se confier à fond
Bon, mis à part si vous sortiez avec un vrai salaud, et que toutes vos copines trépignent d'envie de vous balancer enfin les 4 vérités de ce garçon loin d'être charmant enfin sorti de votre paysage urbain, il est peu probable que les épanchements verbaux vous aideront à vous sentir mieux. Bien au contraire : après avoir tout dit, tout épluché, tout analysé, le constat est sans appel. On en ressort  vidée, de ces vaines conversations de comptoir de meufs. Et de toute évidence, ça ne sert à rien de quémander chez les autres ce qu'on sait déjà trop bien. En puis, à chaque phrase suspensive et pathétique, comme "Et dire qu'on parlait de nos vacances d'été y'a une semaine à peine...", c'est le grand retour des sanglots niagaresques, de la salive pâteuse et de la plus mauvaise mine de 2011. Alors non, on s'interdit l'éternel retour aux souvenirs vaseux et autres détails de fin de relation. Merci.

L'attitude du bro' : Motus. Ne rien dire dans la mesure du possible. Même si cela ne concerne que vos sentiments, ou votre tristesse. Parce que, figurez-vous qu'au calme, loin de l'hystérie de la psychologie analytique, d'autres idées surgissent, souvent plus sereines, et ainsi on reprend tranquillement ses esprits. Si le silence est d'or mais qu'il vous est impossible, restez alors évasive au possible. Ne soyons pas celle qui jette les premières pierres et le linge sale en terrasse : "Paul, de toutes façons il avait mauvaise haleine et il jouissait comme un puceau." Vous regretterez. Un jour. Sûrement.

Erreur n°3 : se répandre technologiquement
Ok, jusqu'ici vous avez géré de ne pas trop larmoyer en public, vous avez évité de saouler toutes vos copines avec vos sales rengaines, et vous êtes parvenue à garder une hygiène personnelle relativement correcte malgré votre orgueil en déchéance. Chapeau. Mais on vous voit venir, à reluquer sans cesse les SMS envoyés d'antan, quand c'était l'amour-toujours. Sachez-le : le texto qui se veut cool deux semaines seulement après la rupture, on n'y croit pas une seconde. Idem pour le coup de fil tardif pour parler (alors qu'en fait y'a plus rien à dire). Même l'insondable question facebookienne "restera amis ? restera pas amis?", on s'en fiche royalement. Un peu de tenue, que diable. Personnelle. Morale. Intellectuelle. Vous valez bien mieux que tout cela. (Et oui, le poke aussi c'est aussi une prise de contact qui compte lourd sur l'ardoise de la pitié. Votre légèreté, personne n'y croit, on vous dit. Et surtout pas lui.)

L'attitude du bro' :  Ne rien faire. En mode silence radio, mais tout en finesse. Vous voyez le genre ? Pas question d'être celle qui décide si vous allez rester amis, si vous irez à la fête où il ira peut-être, s'il faut s'appeler pour se rendre vos affaires... La vraie sagesse en ces temps difficiles de technologie abusive, de passé commun lourd et de présence virtuelle de l'autre omniprésente, c'est la non-action, la non-décision. Comme dit Zazie : "sans amour et sans haine". Zen. Potes sur Facebook, photos tagguées, sms envoyés... Détails. Futilités. A reporter à plus tard (= quand vous serez de nouveau maquée ou célibataire au modjo intolérablement provoquant). Bref.

Erreur n° 4 : Retomber dans les bras de l'ex-ex
Soulagée d'être séparée ? Prête à de nouvelles aventures ? Comme par hasard, les vieux rôdeurs des profondeurs de votre carte SIM ont refait surface fissa, et vous enchaînez désormais tête légère et cuisses au vent les apéros et autres dîners dont la fin est impossible à deviner. Genre. Et de fil en aiguille, de mine de rien à mais que se passe-t-il ? , vous voilà au pieu avec Jean, l'ex interdit, l'ex oublié, l'ex parti. Un clou en chasse un autre ? Peut-être, mais clou rouillé contre clou rouillé, allez savoir : bonjour les dégâts.

L'attitude du bro' : Partir à l'aube. D'accord, ça le fait moyen, mais quitte à déraper, autant gérer après. Et gérer, ça signifie surtout ne pas croire que c'est reparti comme en 40 avec celui qu'on était bien contente d'oublier. Franchement. Alors bon, on la joue bad boy, et jusqu'au bout. C'est vache, mais tentez un timide "merci" sur le pas de la porte : ça fait vraiment plus de bien de le dire, que de l'entendre. A bon entendeur, ciao.

Erreur n° 5 : tenter de le récupérer
On vous voit venir. Oui "ça va, ça va", vous vous sentez sereine et donc vous pensez que cette brillante idée qui vous taraude depuis plus d'un mois, à savoir le reconquérir, est une brillante idée non-issue du cerveau d'une dégénérée en post-rupture. Faux. La preuve par un syllogisme simple :
les gens qui vont bien ont confiance en l'avenir
vouloir revenir avec son ex n'est pas avoir confiance en l'avenir
vouloir revenir avec son ex, c'est ne pas aller bien.

Bon, petite entorse à la règle pour les couples reproduits et ceux qui affichent au moins 5 ans au compteur. Là, on comprend l'envie de recoller les morceaux. Autrement, pleurer amèrement et s'abonner à jerecuperemonex.com à 22 ans, c'est à la limite du mauvais goût. (Rassurez-vous, c'est arrivé à tout le monde. On ne tombe pas sur jerecuperemonex.com par hasard d'ailleurs...) Mais comme dit mamie : "t'as la vie devant toi, petite."

L'attitude du bro': Rester calme et sereine, arrêter de vouloir le récupérer à tout prix et aussi cesser de traîner sur ce site infernal. Et, on ne va pas vous mentir plus longtemps, boire, boire, et reboire. Sortir avec les potes, danser, partir en week-end, et boire. Encore. Sortir avec des thons pour se changer les idées, tomber amoureuse 3 secondes d'un inconnu, ne jamais prononcer le nom de l'ex, faire genre tout va bien et boire jusqu'à ce que ça passe et que ne reste plus que le gras de la bière autour de notre petit cœur désormais soigneusement emmitouflé. Non, ce n'est pas nier ses sentiments. C'est se conduire comme une femme. Une vraie. Qui boit. Bon.

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Bethsabée Krivoshey
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