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Je sexparle english !

sexparle

Il paraît que les Françaises sont très libérées sexuellement. Pourtant, quand on parle de sexe, nos expressions les plus in sont surtout made in english. Décryptage.

-Bootycall : On appelle bootycall un coup de fil à finalité clairement sexuelle passé à son sex-friend. A ne pas confondre avec le drunk dial (littéralement, appel bourré) qui se caractérise par une forte alcoolémie du côté de celui -ou celle n'est-ce pas- qui appelle.
La phrase choc : "Hey John, ça va ? Tu fais quoi? Ah, tu dors ? Je peux venir..?"

-Bootyful : Parce que les fesses callipyges, c 'est beau, on remercie Beyoncé et surtout J-Lo d'avoir remis au goût du jour les formes rebondies.
La phrase choc : "Cette robe elle te fait bootyful, darling. Ca-non."

-Bromance : Ceci ne nous concerne pas directement, mais mieux vaut surveiller son ennemi de près. La bromance, c'est la jonction de romance et de brothers : ainsi, c'est l'amitié d'amour qui lie deux garçons hétérosexuels qui se connaissent souvent depuis le lycée. S'ils préfèrent de loin les filles dans leur lit, rien ne dit qu'ils les préfèrent à leur soirée PS3 : c'est bien ça le problème des bromances, mes chères compatriotes.
La phrase choc :"Mon mec est en pleine bromance avec un autiste désagréable, j'en peux plus."

-Crush : Version anglaise du kiff, le crush est ce petit serrement de cœur tout mignon devant un garçon qui nous plait. C'est un crush, on vacille, comme lorsqu'on tombe amoureux. Paf !
La phrase choc :  "Ce soir, je vais à une soirée où mon crush risque d'être là. Je mets des talons ?"

-Desperate single : On connaissait les femmes à la maison au bord de la crise de nerf dans un quartier aseptisé de banlieue new-yorkaise, voici le penchant encore plus cruel, du moins pour l'ego : la desperate single. Cette fille va mal, a sérieusement envie de s'envoyer en l'air, et à long terme de se marier. Et si Bridget Jones a eu son heure de gloire, ça reste quand même une réputation difficile à porter.
La phrase choc : "Pauline, elle fait tellement desperate single avec sa jupe au nombril... Si elle continue comme ça, elle finira pas MILF, mais cougar. La pauvre. T'as pas un cousin à lui présenter ?"

-Dirty talk : Avant, en français, ça donnait : "dire des choses cochonnes au lit". Mais rien que l'expression « dire des choses cochonnes » c'est déjà un peu du dirty talk : vous voyez bien, on ne s'en sort plus.
La phrase chic : " Donne-moi tout ce que t'as bébé." Sinon, y'a toujours l'exemplaire dirty talk canadien :"Tape dans le fond plus fort, chuis pas ta mère." Hardcore session.

-No news : Le no news nous brise le cœur avec son silence radio : c'est ce garçon rencontré / embrassé / apprécié, qui tragiquement ne nous donne pas signes de vie... Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ?
La phrase choc :  "M'en parle pas, le mec de la semaine dernière me fait le coup du no news. Je souffre, dans le fond."

-No way : Se dit d'un garçon pas terrible. Très proche du "pas moyen" étiqueté sur un pauvre bougre qui vous cours après depuis l'été d’après la quatrième, ou la dernière soirée au bar du coin. Parfois, même quartier oblige, vous le recroisez, et à chaque fois c'est rebelote : il tente gauchement de vous séduire. Aurez-vous un jour le courage de l'affronter ?
La phrase ultime : "Mon chéri, oublie, toi et moi c'est no way. Sorry."

-On/off : Se dit d'une relation qui mériterait amplement le statut  "it’s complicated" sur Facebook. Entre ruptures répétitives et insécurité chronique, le tout parsemé de "je t'aime" un peu lancés à tout va, on ne le sait que trop : quand on est dans une relation on/off, on est foutues.
La phrase choc :  « Ta relation on/off, c'est plus possible cocotte, ce mec va finir par te faire des rides !"

-Rebond guy : On devrait faire un monument de reconnaissance en l'honneur du rebond guy. Vous savez, cet homme qui vous a brisé le cœur, que vous avez éperdument aimé, pour qui vous étiez prête à tout ? Eh bien, le rebond guy c'est celui qui passe juste après, quand le cruel amour nous a parfaitement brisé le cœur. Homme-pansement qui nous remet sur pied, avant on l'appelait "le mec de transition" : aujourd'hui, on a intégré sa fonction curative. D'où le rebond guy, celui qui nous permet de rebondir... Vers un autre beau salaud qu'on aimera éperdument.
La phrase choc : "J'ai croisé Philippe l'autre jour dans le métro, j'étais hyper gênée... Mais si tu sais, Philippe, après Alex... Mon rebond guy !"

-Sexfriend : c'est devenu un grand classique pour définir cette créature moderne qu'on n'a pas fini de penser. Le sexfriend, ou sexbuddy, ou friendfucker, c'est cet homme qui peut être en nous en profondeur tout en surfant sur nos sentiments. Genre.
La phrase choc : "Lui, là-bas, c'est Nico, mon sex-friend. Sauf que la dernière fois, c'est louche, il n'est pas parti à l'aube, il est descendu nous chercher des croissants..."

-Slow sex : En ces temps modernes de sexe omniprésent, le slow sex, qui fait écho à la slow life, est une tendance lancée encore une fois outre-Atlantique qui prône une valeur quasi-révolutionnaire à l'heure du buzz : prendre son temps. Ne pas coucher dès le premier soir, pas par principe, mais par valeur, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. En pratique, on se découvre, on y va doucementet on oublie nos bouquins planqués dans notre bibliothèque sur les 60 meilleures positions du Kama-Sutra. Soyons classiques, soyons softs, soyons slow sex.
La phrase choc : "Nan, je suis pas rentrée avec Adel, en ce moment je suis dans une phase slow sex. En plus j'avais mes règles." Crédible le délire.

-Smerting : Entre smoking et flirting,fumer et flirter, les Anglo-Saxons n'ont rien trouver de mieux que de créer un mot qui désigne une tendance qu'on connaît bien... Le smerting, c'est quand on va dehors, quelle que soit la météo, dans le but de coincer notretarget dans le coin fumeur : le prétexte social idéal pour faire nos yeux doux au beau brun fumeur de blondes. Il suffit de lui lancer un "vous n’auriez pas du feu?" chaud comme la braise.
La phrase choc : "Yo Ginette, je reviens dans 10 minutes, je vais smerter en douce le barman qui est en pause clope."

-Target : La target, c'est la cible, en mode chasseuse citadine. A utiliser sans modération, mais vous le savez déjà.
La phrase choc : « Tu calmes tes battements de cils Rachel, lui, c'est ma target, capicce ?"

-Teaser : On avait le mot "flirter", mais il ne nous a plus suffi : nos mamans ne comprenaient que trop ce mot vague qui englobe presque toutes les facettes de la séduction. Teaser, c'est carrément plus agressif : on tease, on chauffe, on est une fille torride qui ne rigole pas.
La phrase choc : "Han, voilà Jean, cache-moi je suis trop mal, la dernière fois je l'ai teasé à mort, alors qu'en vrai c'est no way lui et moi. Nan mais t'as vu ses pompes !"

*Happenis : on l'a volé au film Un dernier tango à Paris, celui-là. Contraction chic et coquine de happiness, bonheur, et de penis (no comment), on vous laisse comprendre la suite. Xoxo.

 

 

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Bethsabée Krivoshey
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