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Mon mec est un mauvais coup : help !

mauvais coup

On doit se rendre à l'évidence : il nous plaît, mais au lit, c'est pas possible. Il faut agir. L'heure est venue de booster le moteur. Attention, y'a des egos qui vont tomber.

A qui la faute ? On a beau être charmée par un garçon, il n'a pas forcément la science infuse pour nous faire grimper aux rideaux, même si l'on est encline à ses caresses. Il va donc bien falloir briser la glace, prendre son courage à deux mains, et parler avant de continuer à complexer de se sentir sèche comme le désert de Gobi quand il est dans notre lit.

Cas n°1 : c'est nul parce qu'il n'ose pas
Il est mignon. Si, c'est vrai, c'est vraiment ce qu'on se dit quand il nous pelote du bout des doigts, qu'on sent à peine rien, et qu'il n'ose pas nous enlever notre top qu'on garde pendant 2h et qui finit limite par être le partenaire officiel de nos nuits d'amour. Si au début, on le trouvait peu sûr de lui et qu'il a bien failli nous faire vraiment douter de notre sexyness, une chose est sûre désormais : c'est naze parce qu'il n'ose pas. Il n'ose rien. Ou presque : c'est vrai que la dernière fois, il nous a aidé à enlever nos chaussettes, avant de nous refaire l'énième coup du missionnaire timide. VDM.

Approche du sujet sensible conseillée : S'il n'ose pas, lui faire des remarques acides ne le fera que plus rentrer dans sa carapace, et on finira par garder définitivement nos chaussettes et tout le reste. Le pauvre, il est pétrifié, il faut le ménager. Dans ce cas-là, c'est à nous de montrer par l'exemple le niveau qu'on veut atteindre. C'est sûr, ça promet d'être grotesque, on risque bien de se sentir ultra cougar croqueuse de gamin avant l'heure. Mais pas le choix. Alors on la joue fatale, consciente d'être à moitié comique, mais pas dégonflée : de tenues provocantes à faire du pied au resto, jouer la féline en rut sur le canapé et la reine des préliminaires osés, on est bien obligées de dépasser nous-mêmes les limites pour montrer notre droit chemin.  Si au final, il continue de se montrer inquiet, les bras ballants, choqué, deux remèdes : la patience ou la fuite. Or, quand on aime, on ne compte pas. Dommage, hein.

L'histoire vraie : "J'étais avec un garçon très gentil que j'aimais beaucoup, mais quand on faisait l'amour je sentais comme un blocage. Il n'était ni gourmand, ni fougueux, ni passionné, et moi je ne me sentais pas de me tordre dans tous les sens non plus. Naturellement, je me suis de plus en plus lâchée quand même, sans pour autant lui dire quoique ce soit. Puis, un jour, il a tout osé, et depuis c'est l'éclate. Je me suis presque dit qu'au final, ça valait le coup d'attendre." Paulina, 23 ans.

Cas n°2 : c'est nul parce qu'il n'y connait rien
C'est pas tant qu'il est timide, lui, mais juste maladroit et légèrement à côté de l'essentiel. En même temps, il suffit d'un rien, de deux-trois millimètres pour être totalement à côté de la plaque. Ou du clitoris. Bref, il capte rien à ce qu'on aime, fait la brute quand on veut de la douceur, caresse quand il faut mordre et jouit quand on commençait à peine à s'amuser. C'est comme si lui, si fin et intelligent d'habitude, était sexuellement débile. L'angoisse un peu.

Approche du sujet sensible conseillée : Comme toutes les femmes, vous aimez qu'on devance vos désirs, anticipe vos envies, caresse où il faut quand il faut, et votre moment préféré, avant l'orgasme évidemment, c'est ce regard plein de reconnaissance que vous lui faites malgré vous, tellement il est doué, super, et qu'il vise toujours juste. Dans le mille, Emile. Eh bien là, on oublie. Vraiment. Ce rêve de l'amant pour qui notre corps parle suffisamment est impossible. Avec un garçon qui n'y connait rien, à moins de continuer à serrer les dents lors de quarts d'heure plutôt désagréables, il faut parler. Dire. Conduire. Indiquer. Dire "j'aime quand tu fais ci et ça", et ce même s'il ne l'a jamais fait, sachant que ça reste le meilleur prétexte mensonger pour lui faire faire ce qu'on voudrait réellement et qu'il n'a jamais effleuré. En clair, on fait la maman au moment où l'on a envie de tout, sauf de se sentir comme telle. Grand moment éducatif fascinant pour lui, ennuyant pour nous, surtout qu'il faut bien passer outre nos propres complexes et assumer nos désirs comme jamais. Bref,  l'heure de l'érotisme tabou et du sexe sans palabres n'est pas encore venue. Le silence est d'or ? Bullshit.

L'histoire vraie : "J'ai connu un amant un jour, le mec toujours à l'ouest, vraiment sans se rendre compte qu'il me tripotait l'os au lieu du clitoris. Je comprends pas comment c'est possible. En tous cas, j'ai plus 16 ans, franchement je n'avais aucune patience, il m'énervait tellement qu'un  jour, en plein milieu de la vaine action, je me suis levée, j'ai dit ça suffit, j'ai reboutonné mon jean et je suis partie. C'était physique, j'en pouvais plus en fait." Aude, 31 ans

Cas n°3 : c'est nul parce que c'est un bâtard
Bon, penser que c'est nul parce que c'est un bâtard est une conclusion de fille énervée. Certes. N'empêche, ça fait un bail qu'on se le coltine et il n'en faut pas plus pour capter la triste vérité : il est omnibulé par ce qu'il a déjà et qui le fascine : son cher engin. Nous, dans l'histoire, on s'en rend vite compte, on est comme un accessoire géant, un grand récipient chaud et plein d'amour prêt à recevoir de pénibles assauts qui manquent cruellement d'amour, de classe et de préliminaires. A ce stade, c'est pas le point G le mythe : même le simple frisson nous semble un mytho de cinéma. Tu tires ou tu pointes ? Ni l'un, ni l'autre.

Approche du sujet sensible conseillée : On va bien finir par s'énerver, c'est sûr. Mais avant de faire une sérieuse grève du sexe suivie d'un long silence radio, il faut s'assurer que le bâtard qui nous mange le plaisir sur le dos soit vraiment un bâtard, et non pas un garçon timide qui n'ose pas, n'y connaît rien et alimente une relation absolument obsessive avec son pénis plutot naturelle. Alors d'une, on s'assure qu'il soit suffisamment à l'aise pour nous faire enfin quelques mains baladeuses ; puis, on le dirige un peu s'il se plante. Mais s'il nous fait encore un coup fourré d'alpiniste qui part à l'assaut de la forteresse plutôt que d'attendre qu'elle soit d'elle-même ultra accueillante, on ferme définitivement boutique. Et on dit la vraie raison, on ne va pas se priver de ça après tous les sales moments qu'on a vécu  : "c'est pas toi, c'est moi." Non, on rigole.

L'histoire vraie : "Une fois, j'étais en train de tomber amoureuse d'un garçon charmant, mais le sexe n'allait pas. Ce qui m'inquiétait, c'est que ça empirait : si au début on avait passé une nuit à se découvrir, ça devenait de plus en plus expédié par un trempage de biscuit frustrant mais aussi hyper vexant pour moi. Comme j'ai sale caractère, j'ai même pas cherché à savoir s'il se sentait inhibé ou autre, je lui ai dit très maladroitement que le sexe n'allait pas, que je me sentais pas désirée. Il a compris que je n'étais pas satisfaite, et malgré lui l'a très mal vécu. Résultat des courses : on ne s'est plus jamais retrouvé dans le même lit. C'est vrai que dans le fond, je ne l'avais vu que trois fois en tout.. Les pincettes, c'est pas mon fort." Marlène, 26 ans.

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Bethsabée Krivoshey
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