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Mes beaux-parents et moi... en vacances !

belle famille

Des vacances avec la famille de votre mec, ça ne vous aurait même pas effleuré l’esprit il y a 3 ans. Mais maintenant que vous avez dit oui pour une semaine au Cap Ferret, on vous dit comment éviter les oursins familiaux.

Cas n°1 : mon beau-père est un beauf

Déjà, il insiste depuis 4 ans pour qu'on l'appelle "beau-papa"... Comment dire ? Ca ne sort pas, c'est pas nous qui ne voulons pas, mais notre cerveau bien éduqué qui n'arrive pas à lui ressortir cette appellation niaise qui ne signifie rien pour nous, d'autant que beau-papa est plutôt moche. Alors, c'est Gérard, ou rien, pourtant c'est inévitable, à chaque fois il insiste pour qu'on le surnomme affectueusement, surtout après quelques verres de Pastis qui l'ont définitivement attendri à l'heure de l'apéro. Pire : au dîner, il ne se contient plus, et s'étouffe de rire avec son lot de blagues sur les blondes. On hésite entre une teinture brune de camouflage, ou une teinture blonde de solidarité.

True story : "Le père de mon mec avait des idées politique limites FN et avait toujours pleins de discours réac'. Mais ça, je le savais surtout par son fils, qui d'ailleurs avait tendance à dédramatiser alors que je trouvais cela plutôt grave. Un soir, à un dîner, j'ai pas tenu : face à son discours qui faisait l'amalgame entre Arabes et voyous, je lui ai retourné le cerveau. À terme d'arguments, il était penaud, et moi confuse... Mon couple n'a pas duré longtemps après et c'est tant mieux, de toutes façons ce genre d'idées-là, je ne les supporte pas." Isabelle, 28 ans.

La solution : Surtout, continuer à l'appeler Gérard, et cacher la crispation sous notre meilleur sourire. Enfin, se bourrer la gueule avec lui... Il finira peut-être bien par l'obtenir, son "beau-papa" adoré.

Cas n°2 : ma belle-mère veut être ma pote

Le problème c'est que très vite, en vacances chez eux, on est divisé comme en colo : les hommes d'un côté, les filles de l'autre. À l'ancienne. Sauf que "les filles", en fait, c'est uniquement sa mère et nous en tandem; et tandis que "les garçons" font des trucs cools, comme le barbecue ou le choix des poissons, nous on se retrouve à vider la machine à vaisselle ou à plier le linge. Joie. Au pire, belle-maman veut profondément copiner, et là elle commence à nous lâcher des dossiers sur Gérard qu'on aurait préféré ne jamais, ô grand jamais, savoir. Idem pour les adages : "Oh, tu sais, vaut mieux une petite vigoureuse qu'une grande paresseuse", avec clin d'œil en prime, franchement, on préfère éviter.

True story : "La dernière fois, ma belle-mère m'a traînée chez son coiffeur, dans la banlieue profonde de Toulon. Là, au milieu des MILF et mamies du quartier, la situation m'a échappé, elle a parlé un étrange jargon avec sa copine coiffeuse et je me suis retrouvée avec des mèches et un brushing choucroute alors que je voulais à peine me faire les pointes et les éclaircir. Franchement, c'était l'angoisse, et en rentrant à la maison, après 45 minutes de trajet en voiture où je m'efforçais de garder la face, j'ai craqué : j'ai pleuré sur mon oreiller. La honte."  Karine, 32 ans.

La solution : S'assumer. À force de vouloir plaire à tous, c'est vous que vous n'allez plus saquer (surtout en revenant de chez son coiffeur ou d'une virée shopping plus que douteuse). Quitte à passer pour une antipathique, habituez-les à qui vous êtes dans le fond : une fille qui aime bien aussi faire griller les saucisses. Et si belle-maman est sage, un jour, vous vous ferez les ongles ensemble, promis.

Cas n°3 : mes beaux-parents sont vraiment vieux

Ce n'est pas de l'intolérance ou un délit de faciès, mais il faut avouer que leur rythme nous pourrit les vacances : ils sont levés à 8h, ils déjeunent à midi, font une sieste puis enfin dînent vers 20h avant de filer au lit. Comment dire ? On fait presque comme eux, mais à l'envers en fait.

True story : "Les premières vacances que j'ai passé chez les parents de mon copain à l'île de Ré, je débarquais de New York avec un méchant jetlag. Du coup, le premier jour, je me suis réveillée... à 19h ! Bien content des câlins tardifs, mon copain a pris mon rythme et résultat, j'ai à peine croisé ses parents. Le soir, on se réveillait vers 18h, on petit-déjeunait puis on filait faire la fête avec des potes sur la plage. En fait, je voyais ses parents surtout le matin, vers 7h30, quand on rentrait et qu'on leur ramenait le journal et des croissants pour rattraper un peu le coup... Faut dire qu'il fallait bien que je fasse un semblant de bonne impression." Olivia, 25 ans.

La solution : Vous n'avez pas vraiment le choix : soit vous acceptez le jeu, ses règles, et vous suivez le rythme en mode gentille fille, lever 9h et tout le tatouin, soit vous vous comportez en ado attardée. Du coup, vous sortez du lit pour le déjeuner, vers midi, et ainsi de suite, puis vous faites la rumba tranquille le soir, faisant fi des ondes réprobatrices que vous envoie la belle-famille. Même si ce n'est pas ultra correct, on préconise fortement de faire l'adolescente attardée. Au moins, cette semaine régressive sera amusante, et c'est déjà ça.

Cas n°4 : ma belle-famille est exigeante

C'est systématique et symptomatique : de la petite sœur au grand frère en passant par les oncles et tantes et jusqu'à la grand-mère, on dirait la famille Pinder tant ils ont tous des talents cachés. Polyglottes à leurs heures perdues, parfois ils se disent des trucs en espagnol exprès pour qu'on ne comprenne pas, et tous les ans c'est la même chose : ils essaient de nous apprendre les règles du tarot, en vain. Enfin, belle-maman nous l'a insinué mille fois : il n'est pas question d'assurer une descendance à son fils chéri avant de savoir faire le coq-au-vin emblématique de la famille... Et qui ne connaît pas par cœur Bobby Lapointe est éliminé. Sympa l'ambiance.

True story : "La famille de mon copain est fan de bateau, enfin surtout le père qui passe tous ses étés sur le sien. En terme de baptême, j'ai été servie : je me suis retrouvée sur le voilier familial avec un mal de mer mythique. Et comme j'en pouvais plus, il m'ont déniché une paire étrange de lunettes pour stopper le mal de mer. C'était il y a 2 ans, et ils se foutent encore de moi avec cette histoire..." Gwendoline, 27 ans.

La solution : Faire un effort, sinon ils vont fissa faire un conseil de famille, en disant à votre cher et tendre que vous êtes concrètement une mauvaise influence pour lui, puisque vous ne savez ni pêcher les oursins, ni être une bonne adversaire au backgammon. Mala mujer ! Mala mujer ! s'écriront-ils, et vous serez dans la mouise. Si, si.

Cas n°5 : Ma belle-mère est très regardante

Bizarrement, alors que d'habitude vous gérez votre mec, votre gosse et vos douze centimètres de talons sans aucun problème, dès que vous être en présence de "Maman", vous vous liquéfiez. En deux secondes, vous sentez que vous avez l'air d'une pouffe, ses regards semblent signifier clairement que votre jupe est trop courte, votre enfant trop sale et votre mec en sous-alimentation. Bref, vous êtes déjà indigne alors que vous venez à peine d'arriver et que vous ramenez du saucisson pour l'apéro. Car si belle-maman est regardante, c'est plus sur vos défauts que sur vos qualités... C'est le jeu, apparemment.

True story : "La mère de mon mec était le genre de mère hyper stricte et coincée. Moi, je suis tout le contraire : c'est plutôt mon mec qui fait l'autorité avec notre fille de 5 ans, et je prends en général les choses de façon détendue. Bref, à chaque fois qu'on part les rejoindre dans leur maison d'été en Bourgogne, c'est le même cirque : je sens que mon décolleté est trop plongeant, que ma fille n'a pas la raie assez au milieu et que je ferais mieux d'aller éplucher les pommes de terres plutôt que de mâcher mon chewing-gum en bouquinant dans le jardin. Je n'y peux rien, c'est comme si elle m'infantilisait en me prenant tellement de haut. Je me sens comme une gamine qui vient de faire une connerie... Tant pis !" Gala, 33 ans.

La solution : Tout dépend de la coriacité de votre belle-mère. À la longue, il faut voir si enfin elle rentrera un peu les griffes pour vous accepter telle que vous êtes, ou si non, vraiment, elle est dans son délire de vous montrer à quel point vous avez tout faux. Dans ce cas, ce serait vraiment cruel d'en rajouter pour la rendre bègue, à base d'attitude ultra potiche et autres mesquins procédés. Non vraiment, ça ne se fait pas. Sérieux. Arrêtez. Hi hi.

Cas n° 6 : Mes beaux-parents m'adorent

Il n'y a pas de quoi se plaindre, et pourtant… oui, on s'entend parfaitement avec notre adorable et accueillante belle-famille, et c'est justement ça le problème. On est collés-serrés. L’été comme le reste de l’année, Gérard et Paulette veulent tout faire avec nous et pour nous, des courses en ville à la balade en montagne aux déjeuners dominicaux dans la convivialité et la bonne humeur. Certes ils nous gâtent, nous chérissent, nous attendrissent et nous racontent leurs souvenirs d'enfance, mais si par friponnerie on s'éclipse pour une sieste crapuleuse 2h dans l'après-midi, ils s'inquiètent presque et s'ennuient. Pire : ils nous attendent. On a l'air finaud là, avec nos cheveux en bataille, nos joues rouges et notre soutif qui manque à l'appel depuis qu'on l'a paumé sous le lit... Repas charmant du soir, bonsoir.

True story : "J'étais en vacances en Corse dans la famille de mon mec, et on avait prévu une sortie au restau. Le temps de se préparer, on dérape, on fait l'amour, et bien, je veux dire on kiffe et on prend un peu notre temps. Voyant à la fin qu'il était tard, on se grouille de se laver et de s'habiller et une fois prêts, on se pointe dans le salon. Là, toute la famille, avec les nièces de mon mec et tout, nous attend au grand complet, limite sur leur 31. On faisait un peu tâche, lui les cheveux en pétard et moi encore essoufflée... C'était hyper gênant." Lise, 24 ans.

La solution : Se réjouir. Sincèrement, il y a pire que de bien s'entendre avec ses beaux-parents (cf. cas n°1, 2, 3, 4, 5).

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