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Le flirt amical, une fausse bonne idée ?

Petits flirts entre amis

Séduire tout le temps sans jamais conclure... Après la faste période « fuck friend », les Casanova calment le jeu et se contentent de la drague amicale. Tiendront-ils le coup ?

Ces derniers temps, en rupture avec la tendance sexualo-sédative des "fuck friends", se développe un nouveau type de mode relationnel : les amitiés érotiques. Une sorte de flirt mental qui ne dit pas son nom. Dans une société où le sexe est de plus en plus vécu sur le mode de la consommation, c’est bizarrement la relation quasi amicale à l’autre qui revêt un caractère aventureux et pimenté. "Je suis avec ma copine depuis huit ans et totalement fidèle, jure Tristan, 35 ans, prof dans un lycée parisien. Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de cultiver, avec mes amies proches une sorte de séduction permanente qui prend toutes les formes de la drague, sans sa finalité, puisque je ne vais jamais jusqu’au bout. C’est comme entretenir un harem virtuel."

Tels des Casanova qui ne concluraient jamais, les adeptes des amitiés érotiques trouvent ainsi satisfaction non dans la décharge de leurs pulsions sexuelles mais au contraire dans l’exploitation sans "concrétisation" de la tension érotique."C’est une manière de venir flirter avec les limites", avoue Thierry, journaliste. Dans un quotidien économiquement vacillant où le divorce est devenu un nouveau produit de luxe, les amitiés érotiques auraient ainsi vocation à redorer un narcissisme anesthésié par des années de vie de couple tout en garantissant paradoxalement la stabilité de ce dernier. "Ce n’est pas de l’adultère. Le plaisir se trouve dans le jeu de séduction, confirme Thierry. Bien gérée, l’amitié érotique est un moyen d’introduire une sorte de tabou artificiel qui vivifie le couple."

Féminisation du désir masculin ?

Pour Yves-Alexandre Thalmann, psychologue, cette pratique "safe" de vivre ses désirs peut poser de sérieux problèmes. "C’est une pratique à haut risque car les études sur la jalousie prouvent que si l’homme ne supporte pas l’idée que sa femme ait des relations sexuelles avec d’autres partenaires, c’est précisément ce type d’amitié ambiguë que celle-ci va vivre le plus mal." Cette quête d’investissement émotionnel illustrerait-elle une féminisation du désir masculin ?  "C’est surtout une manière de signifier que nous vivons le couple comme un dispositif de coercition, sans oser aller jusqu’au point de l’ouvrir complètement."

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Raphaël Tisserand
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