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Comment sauver son couple en période de Noël

couple noel 1

Entre un gros barbu vêtu de rouge qui fait "oh oh oh les petits enfants" et mamie qui sirote son jus d'orange au coin de la cheminée, on a connu plus glamour comme période pour s'épanouir à deux.

Problème n°1 : on mange tellement qu'on n'a plus faim de rien

Olives, toast, huîtres, foie gras, saumon fumé, blinis, rôti, pommes de terre nouvelles, dinde farcie, châtaignes, salade frisée garnie, plateau de fromages, bûche au caramel, macarons multicolores, marrons glacés, café, chocolats, champagne, liqueurs, vins... Il arrive un moment où plus rien ne passe. Etrangement, à Noël, sous prétexte de réunion de famille, on se nourrit comme si l'on allait mourir le soir même ou pire, comme si l'on allait jeûner toute l'année prochaine. D'un coup, la moitié nord de la planète se remplit le ventre à faire pâlir l'autre moitié et nous avec. Une fois le repas péniblement englouti, impossible de se sentir sexy : on a l'estomac coupé en deux par l'élastique de notre collant et l'on peine à lever notre ultime coupe de champagne à notre bouche, tant on se sent engoncée.

Mais... La nuit porte conseil.

En matière de nourriture charnelle, là, on a clairement eu notre compte. Le câlin c'est mort, vu l'allure d'éléphant de mer échouéce qu'on a quand on se met sur le dos pour recevoir ses doux baisers... Avec la bûche restée en travers la gorge, difficile de jouer la biche au lit, on n'a même pas la légèreté physique nécessaire. Il va falloir feinter, ou notre couple croulera sous notre poids. Et pour cela, la nuit porte conseil : Noël, traditionnellement, ça se fête le matin. Eh bien voilà. Demain, 10h, au réveil, c'est fête. On va swinguer sous les draps, en toute légèreté cette fois.

Problème n° 2 : à force d'être en famille, on frise le no future

Entre tata Yéta et la ribambelle de petits cousins boutonneux et accros de jeux vidéos, avec les inégalités entre papa et maman (il commence à ronfler sur le canapé, elle débarasse la table), on se demande franchement à quoi cela sert de se sédentariser avec un homologue masculin. Sérieux, pour finir en dinde farcie tandis qu'il roupille sur nos illusions perdues ? Pour avoir à répéter 300 fois à de sales gosses d'éteindre la télé et d'aller se coucher ? Merci la famille, et vive la monogamie...

Alors... Squattons la cuisine.

À votre avis, pourquoi tant de femmes frottent et re-frottent ? Pour s'épargner la horde d'enfants mal élevés et l'ambiance glauque au masculin qui flotte dans le salon ? Peut-être. Quoiqu'il en soit, avant d'évangéliser la famille au féminisme, autant se réfugier nous aussi dans la cuisine, pour mieux serrer chouchou entre le frigo et le plan de travail, le câliner au calme (enfin) et lui demander entre quatre yeux "ça va ? tu tiens le coup ?" avant de s'effondrer, de se dire "non", et de se finir tranquillement le reste de champagne frais qui traînait par là, justement. Faut pas se laisser vieillir, hein.

Problème n°3 : on doit conjuguer les obligations

Il est du Nord, et pour lui, un Noël sans choucroute, c'est un Noël sans saveur. On est du Sud, et si on ne descend pas à Nice, comme chaque année, on devient le martyr ingrat de la famille, et on finira par avoir "Parisienne" gravé sur notre tombe. Pourtant, entre les siens, les nôtres, et nous deux, une chose est sûre : à deux, c'est mieux. On a quelqu'un avec qui échanger de piteux regards complices quand notre mère raconte, pour la énième fois, comment le mec de sa nouvelle meilleure copine divorcée est trop sympa parce qu'il l'a emmené voir la dernière comédie musicale chorégraphiée par Kamel Ouali. No comment.

Conseil : l'union fait la force.

Oui, il va falloir dealer, prendre des IDTGV à la pelle et mettre tout le budget cadeau en allers-retours honteusement chers. Oui, chez lui on n'a pas le droit de faire du bruit la nuit, et on serre les dents quand sa famille frise le racisme avec leurs blagues horribles sur la couleur de l'équipe de France. D'un autre côté, il faut assumer nos frères et sœurs ultra flippants et le nouvel an qui dégénère façon Festen, avec lâché des secrets de famille honteux avant les desserts... Mais au moins, on est ensemble. Et le soir, on pourra se dire discretos des mots d'amour, mater en streaming les épisodes de Noël de Downton Abbey, ou encore s'embrouiller sur cette famille de tarés qu'on a respectivement. Ensemble. Comme deux petits pingouins de Noël. Mignons.

Problème n°4 : on n'aime jamais beaucoup les enfants des autres

Ah ! tous ces bambins qui nous entourent, au début c'est charmant, mais à la fin, on en a le vertige. Mais d'où c'est qu'il a 25 cousins ? De notre côté ce n'est pas mieux non plus, surtout avec la cousine éloignée très catholique qui a fait 10 enfants en 11 ans (true story). Ainsi, on se croirait au centre aéré, c'est la baston pour les Kinders et les crêpes au Nutella dès lle matin et au bout de quelques heures (quelques jours pour les plus patients), et on a envie d'avaler une plaquette de pilule entière avec de la vodka. Pour fêter ça.

Eurêka ! La bonne idée.

Oui, les enfants des autres ça coince toujours, mais plutôt que de vous jurer solennellement que vous n'aurez jamais rien d'autre qu'un chihuahua ensemble, profitez de cette situation insupportable pour avoir de l'espoir. "Le nôtre ne sera pas comme ça hein ? Il sera chouette et calme et gentil et poli, hein chéri ?"  En tous cas, il ne s'appellera pas Jean-Augustin, lui, et ça, c'est déjà un vrai progrès.

Problème n°5 : s'offrir un truc à Noël, à ce stade, ça fait couple de beauf

On nous a bassiné avec les cadeaux de Noël, et autres schizophrénies de Noël qui font de nous un potentiel gros barbu généreux. Voilà, tout le monde ne parle que de cadeaux, et même nos copines nous gonflent : "T'offres quoi à ton mec à Noël ? " Ô, victimes de la consommation, donnons-nous la main et tournons le dos aux Galeries Lafayette ! Résistons ! On dit non à Noël ! (On essaie.)

La chair est faible.

On a bien tenté de dire à notre cher Raoul : "Écoute, Noël c'est familial, ne nous offrons rien, le Père Noël on sait tous qu'il s'appelle Visa", mais quand il a dit "Ok", on a failli fondre en larmes. Finalement, la négociation a plutôt bien tourné : ce sera un petit cadeau pour lui (sentimental), une fringue pour nous. Afin d'éviter de se sentir dans une piètre émission de télé-réalité, on évite de s'offrir les cadeaux devant toute la famille, autrement Mamie Gilberte n'y coupera pas : "Oh, une guêpière, il est sympa Raoul de t'avoir offert ça, mais tu portes ce genre de choses ma chérie ?" Bref, trop de promiscuité dans ce monde familial en rut, ça tue-l'amour. Avant ou après le jour J, en toute intimité, on se cale ensemble avec du vin chaud et hop ! on reçoit notre ensemble de lingerie en paix, tandis que lui, il décroche son bouquin annuel. Amen.

Problème n°6 : les femmes sont en cuisine pendant que les mecs coupent du bois

Mine de rien, à l'aube du XXIème siècle, on voudrait penser que la guerre des sexes est loin derrière nous et pourtant : à chaque fois qu'on va dans sa famille, c'est le même cirque, on est planquée aux fourneaux tandis qu'il saute de voiture en voiture avec papa pour ravitailler la grotte. Courses, bois pour la cheminée, choix des vins dans la cave : les trucs cools, c'est toujours sur lui que ça tombe. Nous, femelle, on a le droit de vider les poulets et d'éplucher les carottes avec sa mère. Cool. Le pire, c'est qu'on n'aime vraiment pas ça, et que la dernière fois qu'on nous a demandé de "porter à ébullition", on a levé les sourcils comme un petit chimiste sans manuel. Ovarienne, certes, mais sans aptitude naturelle à faire la boniche. Dommage.

Solution : on fait un compromis

Plus question de subir notre condition. Plutôt que de se vanter grassement de nos actions viriles (comment on conduit le scooter, goûte le vin au restaurant et change les ampoules à la maison, par exemple), on fait une "team stratégie" et on négocie au préalable : "Hé coco, je sais que je vais encore râper les carottes avec ta mère, ça ne me dérange pas si tu m'emmènes en vadrouille aussi après." Deal ? Deal. En vrai, il a intérêt à couper la poire en deux, s'il veut pas passer les fêtes tout seul.

Problème n°7 : on part en famille au ski

Techniquement, le ski, ce n'est pas très glamour : on fait la queue leu-leu au tire-fesse avec des allures de bonhomme Michelin, et surtout, on se voit respectivement l'un l'autre en collants dès le frais matin. Nous ça passe, mais voir notre bellâtre poilu et viril avec des collants en laine marron qui tombent légèrement au niveau de l'entrejambe, on a connu plus enchanteresse comme vision du matin. Sans compter la honte quand il peine derrière nous en chasse-neige sur les pistes bleues avec la combinaison de ski qu'on lui a prêté pour l'occasion et qui date de 1982. Bref, les sports d'hiver en famille, exception faite de la conversation du télésiège, c'est plutôt un trip perso.

Solution : faire comme Max, être libre

Déjà, il faut régler cette histoire de collants en contre-attaquant avec des caleçons longs 100% laine. Oui, les caleçons longs, c'est ce truc ridicule de militaire (genre) que met notre père l'hiver et dont on s'est moqué toute notre adolescence... Jusqu'à ce qu'on voie notre mec moulé en collants et qu'on lui en taxe un. Blanc, noir, écru, qu'importe, pourvu que cette histoire rocambolesque de bas pseudo masculins soit enterrée. Ensuite, on se lâche, on ne complexe de rien, pas même de notre accoutrement totalement patchwork fluo, on prend son mal en patience au bout des pistes pour attendre belle-maman l'escargot flippé et on se console en pensant au vin chaud qu'on prendra chastement sous la couette ce soir. Les couples les plus passionnés pourront aussi tenter une séance de chaud-froid dans la neige : il paraît que sous le feu du désir, on ne sent pas la glace. A tester.

Problème n°8 : on n'est jamais rien que tous les deux

Vous l'avez compris, il n'y a pas de demi-mesure dans les vacances en famille : dès qu'on se fait des messes basses, tout le monde cherche à savoir ce qu'on dit, dans un mode paranoïaque qui nous donnerait presque envie de comploter. Les excursions, c'est tous ensemble, et Papy nous colle tellements aux Moonboots que c'est la mission même pour choper des préservatifs à la supérette en bas des pistes. Comment s'en sortir ? La famille a tellement pris le dessus qu'on ne nous laisse même pas être en couple pour jouer en équipe au Trivial Poursuit. Tristesse.

Rappel : le ridicule ne tue pas.

Quand on souffre de l'éloignement, il faut assumer de faire pitié. Oui, comme des petits tourtereaux, on se tient la main, on se love dans le canapé, et on pique une crise pour être dans son équipe au Trivial. D'ailleurs, les traditions sont de notre côté : à table, on ne sépare pas les couples qui ont moins d'un an, ça porte la poisse. Bon, si ça fait 5 ans, c'est dit, vous êtes des tourtereaux ridicules sur les bords, mais tellement choux dans le fond. C'est vos tantines divorcées qui doivent être jalouses !

Problème n°9 : le Père Noël a eu notre peau

Le 3 janvier, on est vidée, on retourne bosser, et au lieu d'être au bout du rouleau, on est même contente de revoir notre boss : oui, la famille nous a épuisé. On a pris 3 kilos, perdu 300 000 neurones et creusé 500€ de découvert spécial cadeaux. On aura tout essayé, et pourtant, à force, le pire revient au galop, on finit par hurler comme notre mère pour rien, et notre frangin nous sort tellement par le nez qu'on se souvient d'un coup pourquoi on s'est tirée à 1000 km à 18 ans. Cherchez l'erreur.

Solution : de la sagesse.

C'est fini la teuf. Oui, on a terriblement envie de sortir, de voir nos potes, de nous venger de toutes ces soirées sevrées à boire un doigt d'apéro plutôt que des tonnes de cocktails. Fini la combi pourrie, on veut sortir jusqu'au bout du monde mais attention : à ce train-là, ça va finir en burn out cette histoire. 2014 serra l'année de la lose et on finira par appeler chouchou "papa" dans un moment d'égarement, ce qui engendrera un traumatisme - pour tous les deux - sans précédent. Jusqu'aux fête de l'année prochaine. Au moins.

Voir aussi :
-Je rebooste ma libido en 5 étapes
-Couple : le guide des vacances sans embrouille
-Mes beaux-parents et moi... en vacances !

 

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Bethsabée Krivoshey
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