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Choper son collègue : le marathon de la drague

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No zob in job ? A d'autres. Depuis que vous avez vu Jean-Luc, vous avez très envie de faire partie de cette majorité des français qui ont rencontré l'âme sœur au boulot. Glamour vous livre une technique d'approche infaillible, en 10 étapes et en douceur.

étape 1 : les présentations
Plutôt que de loucher ad vitam aeternam sur lui dans l'ascenseur ou à travers les parois de vitres qui vous séparent, on fait comme des enfants, ou comme des adultes sensés : on se présente. "Salut, moi c'est Jocelyne." C'est un bon début, et même si Jocelyne ce n'est pas le prénom le plus sexy du monde, au moins maintenant il sait qui est celle qui occupe les esprits perdus vers la machine à café. Genre.

étape 2 : les salutations
Bon Jocelyne, ce n'est pas parce que Jean-Luc  sait votre prénom qu'il faut zapper les règles de politesse. Un "salut ça va?" quotidien, c'est un bon début. Surtout s'il est sincère (sous-entendu : susurré d'une voix suave, droit dans les yeux). Ainsi, peut-être qu'un jour Jean-Luc vous dira "Non, ça va pas, je viens de me faire larguer" et que vous aurez l'accroche rêvée. Peut-être.

étape 3 : la grande question
Après un « Bonjour Jean-Luc » tendre et généreux, il est temps de sonder l'oiseau par une phrase piquée sur les bancs du lycée : "Tu fais quoi ce week-end ?". Oui, c'est basique, mais ça permet :
1) de savoir s'il est naturellement sympa avec vous selon le ton et la longueur de sa réponse (s'il ne dit "rien" sans décoller de l'ordi, changer de collègue target)
2) de vérifier si c'est un naze ou pas. S'il rétorque, même de façon aimable, que vendredi soir il va faire la ballade en roller dans Paris, là aussi vous êtes fixée et priée de changer de collègue target. Sans pitié pour les kékés.

étape 4 : la proposition alléchante
"Tu veux un café ?" Mine de rien, on éveille en lui le vieux fantasme de la jolie assistante (que vous n'êtes point) qui sert le café, puis en vrai on le dope énergiquement de caféine, qui est un excitant, tout en montrant de l'attention et de la gentillesse. L'effet What else assuré.

étape 5 : la blagounette
Il va bien falloir un moment lui arracher un sourire, et pas seulement pour checker s'il a de belles dents. Pour cela, une blague à l'ancienne facile à lâcher au passage : "Tu viens souvent ici ?" Sachant qu'il est en CDI, on n'a plus qu'à haha-hihi-huhu ensemble. Gaiement.

étape 6 : le racolage
Lunch time. C'est le grand moment d'instaurer ce qui sera le "rituel du lundi midi", à savoir aller déjeuner chez l'Italien du coin pour un débrief complet du week-end. De quoi se détacher un peu du stress sur un air de dolce vita, d'arrêter de se sentir gênés dans la queue du réfectoire et de se raconter des secrets. Ca rapproche, c'est bientôt dans la poche.

étape 7 : l'arrosage
Décidément Jean-Luc est bosseur et timide. Mais avec l'été, impossible de se refuser une terrasse entre collègues pour célébrer le plus beau moment de notre journée : l'happy hour. Oui, c'est facile, mais qui dit alcool dit désinhibant (on ne vous dit pas de vous mettre à poil Jocelyne, on se calme) et parfois (souvent) dérapage. On connaît tous les dossiers qui se sont passés dans les escaliers qui mènent aux toilettes chez Bertin, le proprio du PMU du coin.

étape 8 : les caresses
Un homme, c'est comme un chat : il aime être caressé dans le sens du poil. Et, un peu comme les chiens, il aime aussi à être gratifié pour son travail fourni. Ainsi, même si Jean-Luc et vous n'avez pas de hiérarchie, même si vous ne bossez pas exactement dans le même secteur, rien ne vous empêche de faire un petit compliment de temps à autre. Il remarquera ainsi que vous vous intéressez à lui (ne lui parler pas de notre petite théorie animalière) et que vous appréciez ce qu'il fait. "Bien joué sur le projet Cannes, Jean-Luc", et le voici qui rougit légèrement, aux anges. On chauffe, on chauffe.

étape 9 : le grande feinte
Un homme, c'est fort et ça sent bon le sable chaud. Enfin pas tous, mais Jean-Luc oui. Pour mettre à l'épreuve ses bras forts et ses neurones, rien de tel que lui demander un peu d'aide, qu'à ce stade il ne nous refusera évidemment pas. "Jean-Luc (d'une voix qui minaude), tu peux m'aider à attraper le paquet de feuilles là-haut?", "Jean-Luc, je retrouve plus le courrier interne, je comprends pas...", "Jean-Luc, y'a un truc bizarre qui s'est affiché sur l'écran de mon ordi, tu veux pas venir voir ?". Bref, tous les prétextes sont bons pour faire l'âme en détresse sauvée par le collègue charmant. Et si vous refusez catégoriquement de passer pour une faible, même "Jean-Luc, tu me prêtes tes écouteurs?" ça passe. Et ça rapproche. Pas seulement au niveau des bactéries.

étape 10 : le vrai rendez-vous
Bon, au bureau c'est comme sur des roulettes, tout le monde a bien vu que vous flirtez et que c'est chaud-bouillant. Mais il faut conclure, et pas dans les toilettes de l'étage (ou si ? A vous de voir.) C'est donc le moment de l'inviter, ou de s'inviter, à une fête, un concert, un dîner, un match de foot... Que sais-je. Jocelyne, c'est à vous de jouer : Jean-Luc, samedi soir, il est cuit. De mojitos en mojitos, de taxi en taxi, sourires en fous rires, private joke et compagnie, ça finira dans de beaux draps cette histoire. C'est sûr.

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Bethsabée Krivoshey
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