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Célibat : l'art de la chasse

Célibat : l

On le connaît, le discours préconçu pour célibataires : les garçons, c'est quand on veut. Mais nous, on veut pas n'importe lesquels... Voici les meilleurs conseils Glamour pour chasser comme une déesse, et surtout, éviter la lose. Un peu.

Situation n°1 : les réseaux sociaux

Ce n'est pas parce qu'on est célib' depuis deux semaines qu'on doit se ruer sur Adopte un Mec (ça occupe notre temps, mais c'est un peu glauque : autant garder ce site sous le bras pour le 10ème mois de célibat, quand tout ira au plus mal, avec notre orgueil au plus bas). N'empêche, qu'on le veuille ou non, internet pointe son nez vicelard. La différence est simple : avant, à 2h du matin, on dormait sur nos deux oreilles (erreur) ou on s'envoyait en l'air (notre couple se portait pourtant incroyablement bien), mais là, à 2h, on est encore sur Facebook, comme devant la télé, à voir si un truc dingo et trop intéressant pourrait se passer. Et, chose inédite, on se reconnecte mine de rien au fameux "chat" Facebook, sorte de cour des miracles où tout semble possible, comme faire une blague à son ex-ex ou dragouiller le frère d'une copine. Le message, malgré nous, est très clair : la pastille verte à côté de notre nom,  c'est comme si on refaisait une énième entrée au bal des débutantes : on annonce la couleur... On est revenue sur le marché. Tristesse ? Tout dépend, voilà déjà des copains d'avant qui tapent l'amitié avec des blagues vaseuses de fin de soirée fatiguée. On répond trois LOL et deux "haha", à la fois cordiale et sceptique, sans trop savoir où tout ça nous mène...

L'attitude de déesse : se déconnecter tôt. Et vite. 2h30, c'est le max du max, et si l'on plaît plus qu'un peu à un garçon... Il n'a qu'à envoyer un MP (message privé pour les débutantes perdues dans le jeu de l'amour et du hasard). Le "chat", à la fin, ça fait fille qui passe trop de nuit seule dans ses draps blancs. On dit non. Il nous faut du concret : un rencard, un vrai, avec tout ce qui a de plus charnel, et de moins virtuel.

 

Situation n°2 : les sorties

On  boudait les bars depuis des mois, les soirées étaient fatigantes, et le truc le plus rock'n'roll qu'on ait fait dernièrement c'est un dîner entre couples ? C'est vrai, étrange intérêt que de sortir mater quand on est maqué. Mais ces vaines questions-là appartiennent désormais au passé. Pour éviter le passage par un sex-shop pour s'acheter un copain malin en caoutchouc rose, une seule évidence : il va falloir re-pointer le museau dehors. Sortir. C'est comme ça. Oui, on sort. Et on sourit, même si le cœur n'en dit. On respire l'air du temps, histoire de voir si les codes ont changé, et après quelques bévues on constate : chat-minou déluré en nightclub, c'est vraiment de l'histoire ancienne.

L'attitude de déesse : évitons le superflu, et la superficialité en général. Sortir hyper sapée après une grosse période d'hibernation sonne très louche. Alors on la joue le strict minimum pour être sexy sans faire trop exprès (mais en fait si) : lingerie qui nous fait sentir canon, jean parfait, top simple, maquillage minimal, et taux d'alcoolémie sous contrôle... La bombe qui s'ignore et qui tombe pas sur le trottoir, ça touche les hommes, et pas que les plus sensibles. Banco.

Situation n°3 : Les anniversaires

Quand on est célibataire, il n'y a rien de mieux que les anniversaires des copains, d'amis d'amis, et même de gens qu'on connaît pas. On s'en fiche, car pour un anniversaire l'ambiance se doit d'être bonne et bon enfant, on ne vous mettra pas à la porte quoiqu'il arrive. Les anniversaires, c'est le cocktail parfait qui peut convenir à toutes : certains dansent, d'autres discutent, tandis que d'autres encore boivent à en mourir et/ou disparaissent dans la salle de bain. C'est donc le meilleur de nos années lycée. Bref, les anniv', ça ne se refuse pas. En plus, c'est l'occasion idéale de rencontrer plein de gens différents, ceux-là même qui n'apparaissent qu'une fois l'an pour l'anniv' de leur vieille copine. Inouï : si ça tourne au vinaigre, de toute façon, on ne le reverra pas avant l'année prochaine. Au moins.

L'attitude de déesse : on évite, malgré toutes les facilités énumérées ci-dessus, de faire les troubles fêtes. On laisse donc tranquille le DJ, qui risque d'être occupé un moment, on se renseigne un minimum sur le chéri de celle qui fête son quart de siècle et on ignore (vraiment) la chambre du petit frère. Jusqu'ici, tout va bien. Mention spéciale "meuf sympa" pour les audacieuses qui ramèneront des Kinder surprise pour fêter l'évènement : c'est simple, et ça marche toujours bien, les Kinder surprise.
 

Situation n°4 : les apéros entre amis

A la sortie du boulot, avant, on avait un homme à voir, aimer, avec qui dîner. C'est fini le temps des cerises : désormais, le frigo crie famine et le demi/cacahuète est en passe de devenir une nouvelle tendance régime. Bref, on enchaîne allégrement les apéros. Obligé. Déjà, non seulement on risque de rencontrer des amis d'amis qu'on ignorait, mais en plus, vu les trois situations exposées précédemment, on commence à être la copine célibataire suspecte à squatter jusqu'au goûter de son petit cousin. Or, même en temps de guerre, une conversation anodine avec des amis a priori non-intéressés, ça peut pas nous faire de mal.

L'attitude de déesse : ôter ce rôle de la copine célib' qui commence malgré nous, ou carrément à cause de nous, à nous coller à la peau. On parle d'autre chose que de son ex, de garçons, de notre situation insoutenable et de la prochaine sortie du samedi. On parle boulot, par exemple. Ou famille. C'est important aussi la famille, tiens.

Situation n°5 : au boulot

On vous voit bien venir : les chevaliers de la dernières chances, c'est évidemment les collègues. Si proches et pourtant si lointains, dans une ambiance d'open-space bureaucratique à la fois détendue et crispée, qu'un simple verre de mousseux déglingue... C'est du tout cru. Surtout pour un moment culte dans l'ascenseur, avec œillades osées et mails chauds à la clef. Mais attention : certains préconisent ardûment le "no zob in job" (traduction : va chasser ailleurs), et ils n'ont pas tout à fait tort : c'est parfois un terrible instant de solitude de savoir que collègue Machin a un micro pénis, ou pire, ne nous salue même plus à la cantine. Et ignore nos SMS.

L'attitude de déesse : mettre nos dernières avances en date sur le compte du mousseux. C'est lâche, mais ça passe. Puis, si les avances ont fait largement effet, garder motus et bouche cousue. Le soufflé des rumeurs retombera de lui-même. Et nous revoilà à la case départ...
 

Situation n°6 : avec soi-même

Oui, être célibataire c'est avant tout affronter la rude épreuve de la solitude, et du "je n'y suis plus vraiment pour personne". C'est l'hiver, et au lit les pieds sont froids, on a commencé une collection de tisanes "nuit calme" et "digestion facile", et oublié l'harmonie Feng-sui de notre appartement, qui ressemble à un souk de la Croix-Rouge. Pas très sexy la vie.

L'attitude de déesse : ranger son appartement, s'épiler et entreprendre une reconstruction culturelle de soi. Dans l'ordre. Ranger, pour accueillir, c'est un petit pas pour nous, un grand pas pour notre sociabilité ; s'épiler... Non, pas que pour s'envoyer en l'air, mais aussi pour se sentir sexy en hiver, chose peu aisée. Et enfin, la reconstruction culturelle du soi passe par une relecture complète de Proust, Dumas père, les romans japonais de la seconde moitié du XXème siècle, le dernier Houellebecq ou encore tout le Seigneur des Anneaux. Parce qu'on le vaut bien (et qu'ainsi on aura un sujet de conversation pour les 20 prochaines années). Et finalement, le summum du "je suis célib' et je l'assume comme une déesse", c'est d'aller seule au cinéma. A la dernière séance... Le moment idéal pour se la jouer grande héroïne du mélo de sa vie.

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Bethsabée Krivoshey
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