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Amour : mais qu'est-ce qui cloche chez moi ?

amour cloche

Quand les histoires d'amour foireuses se répètent, il faut empoigner le taureau par les cornes pour briser le cercle infernal.

Pour info : l'avis du mec, c'est celui d'un journaliste de GQ magazine qui a tenu à rester anonyme, sous peine de voir débarquer toutes les filles de Glamour venues lui raconter leurs problèmes de cœur sous les regards gentiment moqueurs de ses collègues. Qu'à cela ne tienne, nous l'appelerons anonymement "le mec".

"Je suis toujours la maîtresse"
"J'ai 21 ans et beaucoup de conquêtes à mon actif et je me considère plutôt comme sexuellement libérée. Mais lors de toutes mes relations, d'une nuit ou pas, la majorité des hommes ont trompé leurs copines avec moi. J'ai donc l'impression d'avoir un gros panneau sur le front indiquant : "Trompez-la avec moi". J'ai toujours le rôle de la maîtresse et n'attire que les hommes casés. Je sais, ce n'est pas très moral, mais bon, sans me juger je continue les aventures extraconjugales en espérant un jour tomber sur un homme qui ne voudra que de moi dans sa vie… L'espoir fait vivre, alors vivons !" Chloé, 21 ans, en formation de commerciale spécialisée dans le vin

L'avis Glamour : "Comme le dit l'adage de fin de soirée, "Tout ce qui est maqué est démaquable", alors à part si on se retrouve coincée dans une relation avec un homme marié pas du tout prêt à bouger de son ménage, on se focalise sur ce qu'on ressent, et on garde le garçon s'il nous plaît vraiment, un point c'est tout. Et surtout, on n'oublie pas le sage concept de deadline. C'est terre-à-terre mais si dans trois mois, la situation n'a pas bougé et qu'on la trouve insatisfaisante, on y met un terme sans crainte et sans regret !"

L'avis du mec :"Il ne faut pas vraiment s'étonner d'être la maîtresse si, dans les dix premières minutes de conversation, on n'a pas mis les choses au clair en demandant simplement au garçon s'il a quelqu'un dans sa vie, ou pas. Là, visiblement, le sujet n'est pas tellement abordé et mon sentiment, c'est que ça lui convient bien. En fait, elle est rassurée par un marivaudage sans risque et plein de confort. La preuve, elle préfère "attendre le prochain" plutôt que de se battre pour celui qu'elle pourrait avoir !"

L'avis de la psy : "Le fait d'être toujours la maîtresse, ça peut cacher un désir fondamental de ne pas s'engager, de rester toujours la tierce personne. Au final, celui qu'elle fréquente reste un homme engagé, l'homme d'une autre, et ça la préserve elle. Par ailleurs, c'est aussi très inconsciemment une façon de se mettre en position œdipienne, de rivalité avec une autre femme, le fait d'être en concurrence avec une autre, et de ne pas obtenir ce qu'on désirait le plus : le père en tant qu'objet d'amour de la mère."

« Je me fais toujours quitter au bout de deux mois »
"Chaque fois, le scénario est le même : je rencontre un garçon, c’est la fusion totale et il ne nous faut pas plus de deux semaines pour échanger des "je t’aime". En général, c’est le moment où je me persuade que c’est le bon, je m’imagine passer le restant de ma vie avec lui. Patatras, deux mois plus tard, le mec idéal me quitte toujours avec la même excuse : "Ce n'est pas de ta faute, tu es parfaite mais je ne ressens plus rien pour toi." Je suis effondrée, il me faut un an pour m’en remettre et ça recommence… exactement pareil." Aline, 26 ans, secrétaire médicale

L'avis Glamour :"Se dire "je t'aime" au bout de deux semaines, même si sur le coup c'est hyper assumé, c'est profondément angoissant. Soit pour l'un (ici, le mec), soit en général, parce que c'est quand même dommage, et bizarre, d'être si pressée. D'ailleurs, si on se dit qu'on s'aime si vite, normal qu'on se quitte tout aussi rapidement. Non ?"

L'avis du mec : "Pour faire dans le cliché, on peut dire qu'on vit nos histoires un peu comme dans les romans d'amour, or, si l'on vit tout au bout de deux mois, on n'a plus de raisons de rester pour voir la suite... Tout a été consumé. A brûler les étapes en deux mois dans des histoires très fusionnelles, il ne reste plus rien à vivre ! Et comme Aline admet mettre un an à s'en remettre, au niveau temporel, mieux vaut un an et demi de relation dans laquelle on va plus doucement que deux mois à fond pour une bonne période de vide ensuite…"

L'avis de la psy : "Aimer, c'est donner ce qu'on n'a pas", disait Lacan. Justement, l'amour repose au départ sur une illusion mutuelle : on se fait croire qu'on va se donner quelque chose qu'on n'a pas et que l'amour va combler ce manque. Là, l'illusion est bafouée : Aline donne tout, trop vite, à son partenaire, et donc l'illusion amoureuse ne peut pas s'installer. Parce qu'après la première période d'état amoureux, fascinant, presque maladif dans son rapport fusionnel, vient ensuite une période de stabilité qui laisse place à un lien d'amour durable. Dans ce premier moment, on est illusionnée par l'autre qui nous fait croire qu'il va nous combler. Or, avec des filles qui s'emballent trop vite, les hommes se retrouvent face à la dure réalité et le lien durable ne s'installe pas, car rien ne se projette. Si on donne tout trop vite, la relation devient vite trop "plate" et il n'y a plus d'enjeux… Tout est là."

"Je n'ai jamais eu de relation sérieuse depuis ma première peine de cœur"
"J'approche de mes 30 ans et je n'ai encore jamais eu de relations sérieuses. Au collège je fréquentais beaucoup de garçons mais arrivée au lycée, tout a été différent. Je sortais avec eux pour ne pas être seule, pour avoir une "occupation". Or, en classe de terminale, je me suis attachée à Bastien, un mec cool de ma classe. Au bout de six mois, il m'a larguée pour une de mes amies. Depuis, je n'arrive pas à rester avec quelqu'un plus de six mois. Je ressens le besoin de faire souffrir les hommes, comme Bastien l'a fait. Certains sont adorables avec moi, mais je n'arrête pas de penser qu'ils vont finir par me trahir et que toute cette histoire aura été inutile. Que faire ?" Alyson, 29 ans, commerciale

L'avis Glamour :"Encore un bon vieux cliché amoureux, mais pas d'amour sans risque. Rester traumatisée par une amourette de lycée et devenir par la suite une flippée de l’amour c'est dommage, surtout pour soi. En espérant qu'un jour des sentiments vraiment forts pulvériseront ces préjugés, car l'amour, ce n’est pas que souffrir quand même..."

L'avis du mec :"Le problème c'est qu'Alyson a trop souffert et que depuis, elle ne se donne pas à fond. Je ne vois que deux solutions : consulter un psy, ou tomber sur un mec pire qu'elle, ce que je ne conseille pas pourtant ! Le truc, c'est qu'elle répond elle-même à son problème, donc c'est à elle de sortir de ce schéma et de mûrir un peu. Parce qu'après tout, on ne peut pas passer sa vie à penser qu'une amourette à 18 ans soit l'alpha et l'omega de nos amours à 30. Il faut sortir du schéma du crush de lycéenne, et voir que le crush, justement, n'est qu'un prétexte pour construire autre chose ensuite."

L'avis de la psy : "Dans ce témoignage, Alyson se montre très désillusionnée : elle n'a pas envie d'y croire et refuse de se laisser embarquer dans le mécanisme imaginaire de l'autre en tant que réponse à nos manques. Elle adopte alors une position assez masculine de contrôle, à vouloir gérer la situation, et elle s'identifie au fameux Bastien, une vieille histoire. Là, on sent qu'elle le met dans une place qu'il n'a pas forcément vraiment occupé... C'est sa propre construction à elle, qui refuse de se laisser aller au jeu de l'amour en maîtrisant trop la situation, toujours d'après le même scénario. Elle ne laisse pas le charme s'opérer. Se faire embarquer, se laisser berner, c'est ça l'amour."

"Je ne dépasse jamais les trois mois"
"Moi, ça atteint rarement les 3 mois ! Quand le mec me plaît (je passe outre les histoires où les mecs étaient éperdument amoureux de moi et que ce n'était pas réciproque), l'histoire est très souvent compliquée : il est flou, indécis, me laisse espérer, ou me fait même des promesses, jusqu'au jour où il disparaît de la circulation, évoque des raisons (ou des prétextes plutôt) contradictoires avec ses actes. La dernière histoire en date, le garçon était totalement emballé lors du premier rencard, pour mon plus grand bonheur puisqu'il me plaisait énormément. Nous nous sommes vus durant trois semaines, puis paf ! Il m'annonce qu'il repense à son ex, que ce n'était pas vraiment fini... Je suis abonnée aux mecs qui ne "savent pas", qui ne savent rien d'ailleurs en matière de relations amoureuses ! Des histoires comme ça, j'en ai vécu à la pelle !" Marina, 24 ans, étudiante en communication

L'avis Glamour :"La route de l'amour véritable est parsemée de blaireaux. La femme sage ne doit pas trop s'éterniser dessus, passer son chemin et gambader vers un avenir meilleur. Parole de jedi, pas question de se laisser décourager par des immatures. Et comme dit tantine : "Une planche pourrie, non merci !"

L'avis du mec :"Disons que là, on cumule les problèmes. Déjà, il faudrait plus communiquer dès le début pour débusquer les fantômes du placard (l'ex), et ensuite franchement éviter, encore une fois, de brûler les étapes."

L'avis de la psy : "Ce témoignage ressemble à celui d'Aline... Là, il s'agit très certainement d'une jeune femme plutôt séduisante qui dégage quelque chose, qui plaît au premier abord mais ça s'estompe très vite, comme si l'illusion, une fois dissipée, ne profile rien de plus… Elle est "consommée", puis une fois que les hommes l'ont eu, ça tourne court. Si la relation va trop vite, il n'y a pas de place ensuite pour de nouvelles perspectives, il n'y a plus de bénéfices. Pas d'après. D'où leur indécision, au final. Pour sortir de cela, l'idée est de se mettre beaucoup moins dans la séduction, déjà. Et de moins se donner aussi, de se préserver pour la suite. De la retenue, inspirée par le mythe de la belle mystérieuse…"

"Je suis toujours soulagée après qu'on me quitte"
"Je suis toujours en couple, même quand j'essaie de rester célibataire, je rencontre quelqu'un et comme je suis un cœur d'artichaut, je m'attache vite et accorde de l'énergie à l'histoire. Le truc, c'est qu'à chaque fois j'imagine la totale, l'avenir radieux, les enfants, les vacances… En bref, je me donne et me projette. Mais très vite je déchante, je focalise sur ses défauts, je crise, je suis hyper déçue et je finis par me faire plaquer par un garçon épuisé d'une relation volcanique avec moi, sentant bien qu'il ne me rendra pas heureuse. Le hic, c'est qu'une fois quittée, je ne peux pas m'empêcher de ressentir un grand soulagement. Et depuis deux ans que ça m'arrive, je commence sérieusement à me demander ce que ça signifie sur moi-même : je n'aime donc personne ? Je sais depuis le début que ce n'est pas le bon ? " Monica, 27 ans, journaliste

L'avis Glamour :"Parfois, mieux vaut être seule que mal accompagnée… Et même si c'est difficile de mettre des râteaux aux beaux gosses de la plage, il faut parfois un peu de répit pour savoir ce que l'on veut, vraiment. Et comme l'amour rend aveugle, autant foncer uniquement lorsqu'on est très amoureuse plutôt que de se contenter de projeter sur un garçon qui va vite nous sembler insupportable."

L'avis du mec :"Avant, j'étais pareil… Ce que je vois dans le fond et que Monica ne dit pas, c'est qu'elle pense qu'il y a des choses qu'elle peut faire seule, mais pas à deux. Que ce soit aller à une fête pour draguer, mater des films de filles, ou autres, elle doit avoir ce sentiment de "revivre" une fois seule car elle peut enfin faire ses choses tranquillement. Alors que grandir, c'est justement pourvoir faire ces choses-là, mais à deux. En attendant, elle s'oublie avec un mec, souffle quand il part… Même si elle n'a pas complètement tort, il y a ce non-dit sur ses désirs, c'est là qu'il faut creuser je pense."

L'avis de la psy : "Les histoires d'amour qui durent n'arrivent pas par hasard. On ne fait pas de "bonne" ou "mauvaise" rencontre, il y a profondément un feeling inconscient qui fait réaliser à chacun qu'il y a un bénéfice à aimer ou être aimé de la personne en question. Même dans la projection, Monica ne se laisse pas prendre par la relation. Elle ne se laisse pas le temps d'être surprise, séduite, elle est dans la maîtrise totale, et sous des faux airs de cœur d'artichaut, elle ne se laisse pas illusionner et n'y croit pas. Elle se protège donc beaucoup, puis s'embarque dans des histoires qu'elle ne souhaite pas vraiment dans le fond, puisqu'elle ne vibre pas avec eux. C'est une sorte "d'occupation", sans véritable engagement. Mon conseil, c'est qu'elle se laisse prendre par une relation et plutôt que les hommes la sollicitent, qu'elle se concentre sur ce qu'elle désire et qu'elle choisisse, plutôt que d'être choisie, pour changer."

Un grand merci à la psychologue-psychanalyste Anne B.

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Bethsabée Krivoshey
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