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Amour : je fuis ou pas ?

look homme

Parce que parfois, on se demande si c'est notre PMS ou une vraie raison valable qui fait qu'on met notre mec sur répondeur depuis quatre jours.

Situation n° 1 : j'aime pas son look
"Je ne supportais plus ses sapes. Le look prolo-cracra-jemenfoustotal, ça m'a rendu folle à un moment. Franchement, si on ne s'était pas quittés avant, j'aurais pu un jour le larguer pour ça. J'avais honte de la présenter à mes potes ! Cela craint non ?" Claire, 24 ans

Oui, il n'y a pas que la mode dans la vie, et pourtant, il n'y a pas non plus que les baskets blanches moisies à scratch. Loin de prétendre à un Tom Ford hétéro, la jeune fille glamour rêve d'un garçon qui, à défaut de partir trois heures en virée shopping avec elle, soit au moins présentable à l'heure de l'apéro.

Fuite crédible à : 50%. Cela dépend d'où l'on se place, évidemment (merci la relativité) : certaines n'oseraient même pas sortir avec un jeune éphèbe qui porte une parka idéale pour bosser à la Défense en week-end tandis que d'autres souffrent en silence du bonnet de hipster péruvien frileux que porte son amoureux. Quoiqu'il en soit, un poète de comptoir du samedi soir a un jour déclaré : "L'important, c'est l'homme nu." A tester jusqu'à ce que la honte vestimentaire suprême nous fasse déguerpir, en somme.

Situation n°2 : il a un petit zizi
"Jean était le mec parfait (j'ai volontairement changé son nom) : beau, grand, drôle, intelligent, vif, galant, et amoureux de moi. Que demander de plus ? Pas grand-chose, à part quelques centimètres pour qu'au moins il puisse entrer dans la moyenne nationale... qui n'est pas si élevée, d'ailleurs." Salomé, 26 ans

Tata disait :"Mieux vaut petite et vigoureuse que grande et paresseuse." Certes. On a dit petite, pas naine, mais encore une fois, il faut de tout pour faire un monde. Le sujet du légendaire petit pénis divise la conscience et les copines (à qui on en a évidemment parlé, même si cela ne se fait pas) : doit-on tout plaquer pour un seul détail ? La vie sexuelle tourne-t-elle seulement autour de l'engin ? Non. Et pourtant...

Fuite crédible à : 99%. Applaudissons le dernier pour cent de courageuses qui prennent en charge ces charmants garçons qui se sont forgés un admirable caractère à défaut de pouvoir tout miser dans le caleçon. Amen.

Situation numéro 3 : il ne me fait pas assez de cadeaux
"Il ne me faisait jamais aucun cadeau, pas de petites attentions au détour d'une semaine monotone, pas de surprises fomentées durant la journée de travail. Rien. Cela était mon truc, je passais mon temps à imaginer plein de jolies surprises et moi je devais attendre Noël ou mon anniversaire pour avoir quelque chose, et encore, comme je suis née 5 jours avant Noël, je pouvais généralement faire une croix sur l'un des deux. A force de me plaindre auprès de mes copines, ça a fini par me monter à la tête et j'ai sérieusement pensé à en faire un motif de rupture." Lola, 25 ans

On n'a pas dit radin, l'affaire serait réglée : le garçon qui propose de partager l'addition pour deux expresso, on en fait vite le tour et patatras. Le problème des attentions dans le couple, c'est que ça vise une autre générosité que celle de la CB : celle du cœur. C'est tout bête, mais pas besoin d'être Crésus pour apporter un petit-déjeuner au lit, envoyer une carte postale d'amour (même si on habite dans la même ville), choper un vernis OPI au Monop' ou ramener une fois une jolie petite lingerie pour pimenter la soirée.

Fuite crédible à : 80%. Parce que c'est tellement facile de faire plaisir et de faire des petits cadeaux aux filles (contrairement aux garçons, qui hélas souvent ne s'émerveillent que devant PS3 et iPad...) que de bloquer sur ce point-là, c'est être franchement de mauvaise volonté. Par contre, une seule condition s'impose: lui en parler avant. Parce qu'en plus d'être peu attentionné, le petit chéri n'est pas devin. A bonne entendeuse...

Situation n°4 : il ne vote pas comme moi
"Je suis de gauche depuis toujours ; j'ai cru que je pouvais sortir avec un sarkozyste, mais il y a toujours un moment où dans les embrouilles de couple, ce qui n'était au départ qu'un détail revient au visage de plein fouet. D'un coup, mon mec n'était plus seulement un petit con parce qu'il m'énervait, c'était un "petit con comme Jean Sarkozy", et je me défoulais sur lui et tout sa famille politique. Bref, quand on s'est quitté, ça m'a soulagé : désormais, je choisis quelqu'un qui veut bien payer l'ISF, et quand on s'embrouille, y'a pas tout l'UMP à nos côtés." Laure, 29 ans

Le hic, c'est qu'on soit de droite ou de gauche, et sauf extrêmes de tous bords qui ont peu de chances de se rencontrer et de s'aimer au final, ce qui sous-tend nos opinions politiques, c'est la tolérance. On veut bien démontrer comment on peut voter Hollande, ou Sarkozy, et se tolérer les uns les autres. Mais on dirait une torture chinoise, à la longue : craquera, craquera pas ? C'est Obispo ("L'important c'est d'aimer") versus Céline ("S'il suffisait qu'on s'aime"), il faut bien trouver un compromis. Bayrou ?

Fuite crédible à : 100%. Ou à 0%. Dans les deux cas, on vous comprend. Aimer quelqu'un d'un autre bord politique, c'est encore plus difficile qu'un mariage entre une Mormone et un Pygmée.

Situation n°5 : son père est chauve
"On peut m'accuser de me projeter à trop long terme mais quand je vois la calvitie totale de son père, je crains fortement pour les boucles blondes de mon chéri !" Justine, 30 ans

A force de rabâcher à nos hommes que pour juger l'avenir physique d'une jeune fille, il fallait regarder sa mère, on s'y est mises aussi. Vive la parité. Désormais, pour juger de notre Jules on mate du côté de son paternel, et quand c'est le crâne d'œuf, un seul constat : le karma familial est inévitable. Le beau brun chevelu qui fait la pluie et le beau temps dans notre petit cœur sera un jour joufflu et chauve. Ca calme les plus hardis, n'empêche.

Fuite crédible à : 2%. Heureusement que l'amour est aveugle, c'est cela qui les sauve. Et NB pour les 2% de fortes têtes : à force de tolérance zéro, vous finirez seule dans 15 ans sans autre choix qu'un calvitieux. Ou pas. Mais bon, pensez-y quand même avant de mettre le beau brun à la porte...

Situation n°6 : j'ai pas envie de partir avec lui
"Cet été, je pars sans mon amoureux, avec qui je suis depuis 2 ans. En fait, on n'aime pas trop partir ensemble, enfin on a tous les deux beaucoup plus envie de faire des projets de notre côté, moi avec ma bande, lui avec la sienne. C'est simple, et pourtant ça choque un peu notre entourage..." Judith, 25 ans

C'est l'éternel soupçon, comme avec les couples libertins : s'aiment-t-ils vraiment ? On pense secrètement que si les deux vont voir ailleurs, c'est que dans le fond ils ne s'aiment pas absolument passionnément. Et la vérité, c'est qu'on ne saura jamais. Dans le cas des vacances ou d'autres projets, comme vivre ensemble, il y a toujours un doute : est-on purement différents du système, ou sommes-nous louches à vouloir se dorer la pilule en bikini avec d'autres personnes que notre mec ? Sempiternelle énigme, qu'on vous dit.

Fuite crédible à : 10%. En vrai, dans le fond, il n'y a pas de problème, jusqu'au jour où sur la plage apparaît un garçon qu'on veut bien suivre au bout du monde, lui. Fail.

Situation °7 : je fais une fixette
"C'est un peu honteux mais ado, j'étais amoureuse d'un garçon jusqu'à ce que je me rende compte qu'il n'avalait pas trop souvent sa salive et qu'ainsi elle était légèrement gluante. Ca m'a vraiment dégouté. Au début, j'ai essayé de lui dire un peu "mais avale ta salive!" mais que voulez-vous, on ne change pas les gens comme ça. Fin de la love story, donc. Pour un détail qui a tout mangé." Juliette, 29 ans

La fixette, c'est la mort du couple : on en a des histoires d'amoureuses débutantes traumatisées par des détails... Mains moites, jambes arquées, bouche pâteuse, oreilles bizarres, cou trop court, fesses larges, tous ces détails ne sont que des arbustes touffus qui cache la forêt de la vérité : y'a un truc qui cloche. Mais au-delà de son menton fuyant, la fixette physique est comme le premier indice qui nous pousse à fuir une histoire que dans le fond, on ne" sent" pas.

Fuite crédible à : 89%. N'écoutez pas trop attentivement celles qui vont disent que non, il n'a pas un problème avec ses sourcils. SI vous voyez un problème avec ses sourcils, c'est que par extension vous ne voyez pas ses jolis yeux et que vous ne voyez bien que ses sourcils chelou. Dommage, il était sympa.

Situation n°8 : je peine à jouir (avec lui)
"C'est toujours un grand moment de solitude : quand je flirte et je fantasme sur un garçon et qu'au moment de la nuit l'amour, le sexe est nul et le septième ciel inatteignable. Bref, de l'attente et de l'espérance pour rien." Lydie, 32 ans

S'il existait un détecteur à mauvais coups, ça se saurait mais aussi nos nuits seraient beaucoup moins fun. Oui, évidemment  qu'il y a une grosse déception à voir celui qu'on fantasmait en Corto Maltese indomptable se transformer en Gaston timide à l'horizontale. Et pourtant. Rien n'est perdu : c'est un peu comme dans les films de Judd Apatow et sa bande, le nerd du sexe n'est qu'un potentiel bogosse en cocon, qui n'attend que notre amour et nos conseil pour en faire une chrysalide.

Fuite crédible à : 8%. Mis à part un élément absolument rédhibitoire (genre son odeur), il n'y a pas de raison qu'avec un peu de tendresse et de patience, les choses ne s'arrange pas. Bande de cruelles.  

 

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