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Viol à Paris : un agresseur sur deux est connu par sa victime

Viol à Paris : un phénomène passé au crible pour la première fois

L’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales (ONDRP) a réalisé une étude exclusive, pour « Le Parisien », concernant les viols à Paris entre 2013 et 2014. Les résultats sont consternants: une victime sur deux connaît son agresseur.

Les chiffres font froids dans le dos. Passible de prison, le viol est un crime répréhensible mais qui se répand comme la peste malgré tout : 84 000 femmes sont victimes de viols ou de tentatives d’agressions chaque année dans l’Hexagone. L’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales a publié ce vendredi 22 janvier, une première étude complète sur les viols à Paris connus des services de police entre 2013 et 2014, pour Le Parisien. Le rapport se base sur un échantillon de 688 viols déclarés (majoritairement commis sur des majeurs). Portrait type des agresseurs, lieux, âges des victimes et circonstances : les chercheurs ont passé au peigne fin l’ensemble des indices recueillis lors des précédentes plaintes.

Et une question récurrente refait surface : la victime connaîssait-elle son agresseur ? Ex-petit ami, connaissance d’un ami proche ou conjoint, la victime a déjà vu son agresseur une fois sur deux pour les chercheurs. Mais ce n'est pas tout. Selon cette étude de l’ONDRP, le violeur type est un homme âgé de 34 ans en moyenne. Cette dernière précise que 59 % des mis en cause ont moins de 34 ans (dont une infime proportion de mineurs : 3,4 %), qu'un peu plus de la moitié sont de nationalité étrangère et 44 % sont demandeur d’emploi. Quant aux victimes, les femmes agressées ont la trentaine, et plus de 40 % ont moins de 25 ans au moment des faits. 

A l’encontre des idées reçues

"Quand il y a consommation d'alcool, on constate que, si les faits sont contestés, c'est plus difficile de faire tenir les procédures lorsque les victimes sont très alcoolisées", précise la spécialiste Martine Moscovici, avocate au barreau de Paris. Ce critère semble être apprécié des violeurs puisque dans la moitié des cas, les victimes sont intoxiquées (le plus souvent à cause de l’alcool).

Autre information à retenir du rapport : une agression sur quatre aurait lieu dans un lieu public. Contrairement aux préjugés, la majorité des agressions (3 sur 4) sont commises dans des endroits privés, tels qu’une voiture ou un appartement. Selon l’ONDRP, les taux de viols les plus élevés sont enregistré dans le 16ème, 18ème et 10ème arrondissement de Paris. Pour ce qui est des moins risqué, le 7ème suivi du 2ème arrondissement figurent en tête de liste.

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Sarah Jobert
Inread
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