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Mélia Marden, la it-cook new-yorkaise

Mélia Marden, la it-cook new-yorkaise

Un cookbook de recettes ensoleillées à se damner, un resto dans le East Village qui ne désemplit pas et une ascendance arty, Mélia Marden, 33 ans, est incontestablement la cuisinière la plus cool de la Grosse Pomme. Portrait d’une chef délicieuse.

De "socialite" à cuisto
"Elevée dans le West Village, elle a probablement passé plus de temps dans les restaurants branchés de downtown Manhattan que vous ne le ferez jamais (pardon)", souligne une journaliste du New York Times dans un portrait qu’elle consacre à cette jolie trentenaire. Et pour cause, Mélia Marden n’est autre que la fille de Brice Marden, un artiste plasticien légendaire qui débuta sa carrière en tant qu’assistant de Robert Rauschenberg (un des précurseurs du Pop Art), qui épousa en premières noces la sœur de la chanteuse folk Joan Baez et à qui une retrospective fut consacrée au MoMA en 2006. Résultat, alors que certains enfants se couchaient à 19h après avoir regardé Télétoon, la petite Mélia gravitait dans le milieu underground du New York des années 80. À 3 ans, elle était déjà photographiée par le grand Robert Mappelthorpe, et à 14 ans elle rencontrait l’auteur Fran Lebowitz pour le mag Interview, fondé par Andy Warhol. Sortie d’Harvard en 2003 (avec un diplôme d’histoire de l’art en poche), elle se met donc presque naturellement à bosser dans la presse. Un jour, en faisant des recherches sur l’illustre chef américaine Martha Stewart pour un de ses articles, elle a un déclic : elle veut passer derrière les fourneaux. 


©Charles Roussel-Sud de France

Sa success story
Après une formation de 6 mois au French Culinary Institute de New York, Mélia se lance comme apprentie de la chef Maya Gurley à St Barth, connue pour sa cuisine "healthy" dont raffolent les people en vacances. Puis, très vite, Mélia décide de monter un petit business de traiteur avec une amie ; c’est comme ça qu’elle se fait repérer. À l’occasion d’un des buffets qu’elle concocte pour une soirée privée, deux mecs flashent particulièrement sur le menu. Coup de bol, c’est Matt Kliegman et Carlos Quirarte, deux entrepreneurs à l’origine d’un paquet de lieux branchés dont le fameux "Ballroom" du Jane Hotel ou la boite de nuit West Way.  Enthousiasmé par sa nature chaleureuse et sa cuisine fraîche, le duo décide de lui confier The Smile, un restaurant sur mesure. Ouvert en 2009, c’est désormais une adresse incontournable de l’East Village à tel point que l’équipe a ouvert en février 2012 une succursale de petits plats à emporter, le Smile To Go, dont la cuisto bobo est la chef mais aussi la co-proprio. En parallèle, elle a également sorti en avril dernier un livre de recettes très remarqué. Mais, comme l’indique le New York Times, le choix de Mélia Marden, c’est de "nourrir des artistes, pas d’en devenir une". Explications.

Cuisiner, un lifestyle plus qu’un art
Tant en raison de ses origines familiales que de son talent indéniable de chef, la presse américaine la qualifie souvent d’artiste. Pourtant, Mélia Marden refuse ce titre et corrige : "Cuisiner n’est pas un art". Pour elle, la nourriture est une histoire de partage. "Chaque Noël ma mère préparait du couscous, du poulet et des salades pour tous ceux qui étaient seuls. Je mettais la main à la pâte et j’adorais cette athmosphère, festive et joyeuse", se souvient Mélia Marden. C’est ce premier souvenir de "commis" de cuisine qui a orienté son choix de carrière : "J’aime le plaisir de cuisiner pour autrui, d’avoir une table toujours ouverte", ajoute t-elle. 

Ce positionnement en dit long sur son rapport à la cuisine caractérisé par une forme de simplicité et d’humilité, comme pour échapper à l’effervescence du microcosme dans lequel elle baignait jusque-là. D’ailleurs, elle ne le cache pas : "Finir une recette m’apporte une satisfaction concrète et immédiate". Très humble, elle raconte même que les serveuses de The Smile sont bien plus cool qu’elle. "Je suis un peu la ringarde en cuisine", confie-t-elle au magazine Interview. Sa priorité ? Que le repas soit réussi, pas qu’on la trouve jolie alors qu’elle a la tête dans la vapeur et que ses mains sentent l’oignon. C’est d’ailleurs pourquoi elle refuse de participer aux mondanités en salle et reste s’afférer aux fourneaux. Nos papilles lui disent merci.


©Daniel Silbert -Sud de France

Sa spécialité ? Moderniser les recettes méditerranéennes
"Je m’inspire de mes voyages, notamment de mes étés en Grèce, où mes parents ont acheté une maison pour une bouchée de pain dans les années 70. Je pense que c’est pour cette raison que les saveurs méditerrannéennes sont présentes dans quasiment tous mes plats", explique Mélia Marden. Selon Marianne Fabre-Lanvin, organisatrice du Sud de France Festival de New York -  un événement foodie auquel Mélia a participé à la 5ème édition en juin 2013 -  "sa particularité c’est d’apporter un twist New-Yorkais, tantôt "healthy", tantôt "bohème" ou juste plus "moderne" à nos recettes traditionnelles". Par exemple, elle pense à ajouter des nectarines à une salade tomate-mozzarella ou elle opte pour une cuisson au four de ses beignets de fleurs de courgette, afin qu’ils soient moins gras.

En exclusivité, elle partage avec Glamour 3 recettes estivales de son livre Modern Meditarranean. Rendez-vous vendredi !

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Marie Salomé Peyronnel
Inread
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