Les 5 mecs à éviter en hiver

En saison d'hibernation, on rêve du mec charmant pour nous tenir compagnie sous la couette. Hélas à la place on écope souvent d'un mec dossier spécial réveillon. La preuve en cinq garçons vers qui invariablement on tangue dès qu'on a bu trop de vin chaud.

L'ami de la famille
Non, on ne pense pas forcément à Jean-Jacques, l'ami bedonnant de Papa, mais plutôt à Lucas, le meilleur copain de notre cousin, qui traine dans les parages de la famille depuis notre préadolescence. Tous les ans c'est pareil : ses fautes de goûts vestimentaires, ses chaussures à bouts pointues et ses private jokes lourdes avec notre cousin nous confortent dans l'idée qu'avec Lucas, y'a pas moyen… Pourtant, quinze ans après, c'est autant de réveillons autour de la cheminée à flirter ostensiblement avec lui. Et on a beau prendre des bonnes résolutions, rien n'y fait, nous voici comme une ado dans ses bras, succombant après un ultime digestif pour finir dans son lit, avant de s'éclipser à l'aube, pour éviter de se faire griller par Tata Renée…

L'avantage : On n'a pas à le présenter à la famille, il connaît déjà tout le monde. D'ailleurs, il a déjà laissé papa gagner aux échecs et sait faire les kirs de Mamie Ginette à la perfection.
L'inconvénient : Même si l'histoire ne passe pas les vacances de Noël, on l'aura toujours entre les pattes des années suivantes… La preuve avec cette photo embarrassante de nous, le sourire plein de bagues à 13 ans,  qu'il s'amuse à ressortir tous les ans à l’apéro.
Où le rencontrer ? Au bled, comme on dit, ou dans cette région lointaine où nous passions nos vacances quand on avait encore des dents de lait. En général, l'ami de la famille revient lui aussi, toujours dans le coin et quoiqu'il arrive.

Le bogosse de la station de ski
A peine caché sur la terrasse boisée d'un bar branchouille planqué entre deux télésièges, le voici, brillant, fluo et détonant sur le paysage blanc neige. Face à ce bellâtre à la combi repliée sur les hanches qui se trémousse en après-ski en sirotant son vin chaud, on ne peut s'empêcher d'avoir un sursaut d'effroi, et pour cause : derrière ses lunettes de soleil à effet miroir, on entrevoit son autosuffisance de dragueur hors piste.  Et pourtant… Vin chaud aidant, ou par temps de brouillard, on se retrouve presque malgré nous à ses côtés, profitant tranquillement des joies du farniente le plus snob de l'hiver (celui qui nécessite un forfait, une ribambelle de couches de fringues et des gros frais de locations). Et quand il enlève ses moufles et son bandeau de mec "in", on se surprend, après quelques slaloms intérieurs avec notre conscience, à se dire qu'il est bien loin de ressembler à un yeti. Et on finit par plonger dans ses bras tout schuss. Le pire ? Ca passe comme une gorgée de vin chaud !

L'avantage : On est en vacances, et on a enfin quelqu'un à qui penser quand, le matin, on enfile nos collants de laine. Entre deux tire-fesses, on peut aller lui faire un coucou, tenter de dévaler une piste noire ensemble et le soir, dans le froid du chalet… On remercie intérieurement le bogosse de la station de ski d'être un homme comme les autres : avec des pieds chauds.
L'inconvénient : Mis à part la difficulté du quicky lorsqu'on porte une combi, on déchante vite quand on capte qu'il est sorti avec la moitié de la station et qu'il porte une panoplie d'accessoires de sports d'hiver qui coûtent l'équivalent du PIB d'un petit pays lointain, ou presque.
Où le rencontrer ? A La Folie Douce, à Val d'Isère en train de faire du clubbing à ciel ouvert à 2400m d'altitude… Regardez, il est là, entre le bar à champagne et le dj !

Le planqué du bar
Mais oui, le revoilà ! Celui qui passe ses vacances d'été en ville, à bosser sur ses contrats en free-lance, toujours mal rasé et légèrement blasé, est une cible d'été et d'hiver. Fini les terrasses où l'on sirote en bande d'amis des mojitos, désormais c'est dans les bas-fonds des rades en sous-sols aux murs capitonnés où on le croise avec son whisky glace. Qu'il fasse soleil ou qu'il neige, rien de nouveau sous son blouson en cuir, à part peut-être une petite laine. Et si au début on méprisait légèrement ce bobo aux allures de pilier de bar, les bouffées de chaud du bar, le coin cosy où il se planque et l'effet "nuit à 17h" ont vite le dessus sur nos réticences et oui, on flirte avec lui en période de Noël comme si on était en plein mois d'août. Sans scrupules.

L'avantage : On a un flirt pas loin de chez nous, dans un bar qu'on aime bien (a priori), avec un jeune trentenaire moderne et plutôt sexy, finalement, avec sa barbe négligée, son métier huppé et sa passion du bourbon.
L'inconvénient : Hélas, passée l'enceinte du bar, on affronte un tout autre spécimen à la lumière nue des réverbères citadins : le trentenaire allergique à l'engagement, alcoolique mondain et fêtard intarissable. On est cuites.
Où le rencontrer ? A L'orphée, café caché derrière un hall d'immeuble au 7, rue Pierre Fontaine dans le 9ème à Paris. Surtout, regardez bien derrière le piano.