Si certains hommes coupent facilement le cordon avec leurs mères, d’autres y restent fermement accrochés. Récit de ces filles qui ont géré (ou pas) la relation fusionnelle que leurs mecs entretiennent avec leurs mamans chéries.

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Bonne à tout faire
"Tu n’arriveras jamais à la cheville de ma mère : c’est ce que m’a dit mon mec un soir au détour d’une dispute. J’ai été blessée d’entendre ces mots-là sortir de sa bouche. A 29 ans, mon mec a non seulement une relation fusionnelle avec sa mère, mais il y est très attaché et ne compte pas déménager du foyer familial avant encore un bon moment. Elle est pour réaliser tous ses désirs : cuisine, vaisselle, ménage, et repassage. Alors je comprends mieux pourquoi il pense que moi, femme active et indépendante, je ne lui arriverai jamais à la cheville. J’espère tout de même qu’il comprendra que dans la vie il faut se détacher du lien avec sa mère pour voler de ses propres ailes." Myriam, 26 ans, étudiante en droit.

Une mère c’est sacré
"Je redoutais la rencontre avec la mère de Théo car il m'avait prévenu qu'elle avait détesté son ex, avec laquelle il était pourtant resté 5 ans. Puis un jour, il m'a demandé d'aller visiter un appartement à sa place, avec sa mère. J’ai accepté pour lui rendre service. A ma grande surprise, tout s’est très bien passé, c'était la belle-mère dont tout le monde rêvait : gentille, abordable, souriante, complice, le top ! J'ai fini pas comprendre qu'elle était surtout très heureuse de s'être débarrassée de l'ex. Au début, j'étais toujours d’accord pour aller chez elle, même si en fait je n’étais invitée qu'une fois sur 5. Je me suis tout de même demandé à plusieurs reprises si c'était normal à son âge d'appeler sa mère 4 fois par jour et d'aller la voir tous les vendredis en plus de leur rendez-vous habituel de la semaine. Leur relation a commencé à prendre une place important dans notre couple, sa mère avait toujours besoin de lui, et lui n'envisageait pas une seconde de se passer d'elle. Après quelques sorties tombées à l'eau suite à des "ma mère a besoin que j'aille lui chercher un meuble dans le 91" et une absence hebdomadaire non négociable, j'ai tenté une approche : "Bébé, tu sais ton grand frère pourrait le faire et à ton âge c'est pas vraiment sain d'appeler sa mère aussi souvent, etc." Il m’a juste répondu : "On ne parle pas de ma mère, c'est comme ça et ça ne changera pas". J'ai décidé de mettre un terme à notre relation car il devenait évident que je me heurtais à un mur. Au bout du compte, j'ai réalisé que j'avais été sacrément gonflée de lui faire tous ces reproches. Car ma propre mère avait vécu chez nous pendant toute notre relation." Céline, 28 ans, avocate.

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