Les 10 tendances sexe de la rentrée
Il est temps de vous préparer : les nouvelles tendances sexuelles arrivent, avec leur lot de bizarreries et fantasmes. Tour d'horizon d'une rentrée qui nous déride les fesses.
play PAR BETHSABÉE KRIVOSHEY-
La podophilie décomplexée
Oui, vous avez mal lu, on a écrit "podophilie" et non pas "pédophilie". Voilà. Il s'agit donc de fétichisme des pieds, décomplexé, c'est-à-dire qu'il n'est plus question de fantasmer sur une belle paires de Louboutin aux talons interminables sur du papier glacé, mais de rentrer dans l'organicité même du pied : son fumet. La dernière lubie des fétichistes est donc de pleinement fantasmer sur les pieds et leurs odeurs : tisanes de bas et reniflement quasi professionnel d'escarpins, on croit toucher le fond mais non, c'est simplement que l'hygiénisme et l'esthétique plate sont totalement dépassés. Désormais, les fétichistes veulent des chaussures, des vraies, qui ont servi, qui ont marché, qui ont de la saveur, du chien et de l'odeur Le summum restant la chaussure encore tiède, et les traces des doigts de pieds sur le cuir, dont certaines en font donc leur commerce. Charmant. Vous trouvez ça choquant ? A plus petite échelle, Tarantino contribue largement à propager la podophilie, mais en plus soft, notamment avec ses nombreux gros plans de pieds dans ses films.
© Caroline Andrieu
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La podophilie décomplexée
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La thérapie du sextoy
Ceci n'est pas une blague, mais un engin très destiné à éradiquer le mal suprême : l'impuissance. Viberect® est donc la nouvelle invention américaine, acclamée par les autorités, pour rebooster le pénis, surtout après des problèmes graves d'érection et de prostate. Pour la modique somme de 300 dollars, sur prescription médicale, nos amis les hommes pourront (peut-être) se remettrent debout... du bas. De quoi en faire frétiller plus d'un.
© Viberect / DR
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La thérapie du sextoy
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Le burlesque du dimanche
Avant, ou plutôt après les années 70, il y avait deux types de femmes : celles qui se fichaient complètement de leur lingerie, et les autres, qui lavaient leur culottes en dentelle à la main et ne dépareillaient jamais. La fin des années 2000 a vu arriver le néo-burlesque, avec comme ambassadrice la belle Dita, et comme égéries cultes les délurées aux courbes généreuses qui tournent dans le film de Mathieu Amalric. Alors la nouvelle génération pioche et se fait un dressing intime en conséquence. Mais plutôt que de planquer ses caches-tétons sous une chemise de bureau, la fille de la rentrée 2011 saura profiter d'une jolie culotte froufrous les meilleurs dimanches, et assumer une culotte de type Petit Bateau simple et confortable de reste de la semaine. L'heure est à la réconciliation : on peut désormais mettre des porte-jarretelles sans forcément devenir une folle du string en guêpière rouge. Du burlesque par micros touches pour un accoutrement sexy décomplexé, c'est ça le progrès.
© Agent Provocateur / DR
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Le burlesque du dimanche
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La Straight Pride de Noël
La Gay Pride cartonne dans le monde, et surtout au Brésil. Avec son légendaire sens aigü de la fête le pays avait rassemblé plus de 3 millions de personnes lors de la dernière parade à Sao Paolo. Sans doute jaloux, ou frustré, ou les deux, Carlos Apolinario a convaincu le conseil municipal d'organiser une straight pride le jour de Noël. Il veut par cette action "dénoncer les privilèges dont la communauté homosexuelle jouit" et mettre en exergue les groupes religieux laissés pour compte. Mouais. On a comme l'impression que ça va pas être la grosse teuf dans les rues de Soa Poalo, en tous cas, si c'est comme aux Etats-Unis, c'est mort.
© D.R
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Le porno intello
Avant, le porno était clairement une contre-culture régressive où il était question d'orgasmes en temps record en matant des filles et des orifices qu'on n'a jamais vus dans la réalité. Depuis le site Le Tag Parfait, le porno devient une culture à part entière, intello sur les bords et en tous cas plus surprenant qu'une blonde en levrette. Un site sans fautes d'orthographe avec des interviews, des articles de fonds, des concepts, des reportages et des vidéos, il ne fallait pas plus pour séduire les cancres du cul en mal de reconnaissance. Avant, le porno était honteux et dégueulasse. Désormais il s'affirme, se pense, s'interroge. "Porno", le tag parfait, quoi.
© Agathe par Louis Canadas / Le Tag Parfait
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Le porno intello
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L'économie sexuelle
Il ne s'agit pas ici de vendre son corps mais d'appliquer les principes de l'offre et la demande même en matière de sexualité. Une nouvelle étude de l'American Psychological Association démontre que dans les pays, plus il y a d'égalité hommes-femmes et une évolution dans le genre, et plus les gens font l'amour. Ainsi, on remarque que plus les femmes sont libérées, et plus elles auront de raisons de faire l'amour, au delà de la simple envie de faire l'amour (l'étude démontre en effet que les femmes ont diverses raisons de faire l'amour qui dépassent largement le seul cadre sexuel). Aussi, le fait d'avoir d'autres activités très prenantes va alors dévaloriser le sexe en tant que valeur en soi, et le rendre ainsi plus facile d'accès. Tandis que dans les pays où elles sont clairement désavantagées et cantonnées à une sphère restreinte, le sexe devient alors une valeur forte pour elles, une valeur chère, une chose précieuse dont elles n'abuseront pas. C'est ainsi que l'étude s'éloigne du romantisme primaire et montre comment l'on peut appliquer au sexe les mêmes principes de l'économie, à savoir l'offre et la demande... Conclusion : plus on est libre, plus on fait la chose.
© D.R
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L'économie sexuelle
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Marcher comme une salope
Traduction littérale de la slutwalk : se balader habillée comme une catin, certes, mais par protestation. Fatiguées d'être jugées au physique et d'être toujours suspectes en cas de viol, des femmes de Toronto au Canada ont donc lancé le mouvement de la Slutwalk le 3 avril 2011. Tout a commencé le 24 janvier, quand l'agent de police Michael Sanguinetti déclara à l'Université de York, lors d'un forum sur la sécurité : "women should avoid dressing like sluts in order not to be victimized", les femmes devraient éviter de s'habiller comme des salopes pour éviter d'être victimisées. Le terme "slut" est donc devenu le symbole du mouvement, pour sensibiliser la société qu'une robe reste une robe, non pas une invitation à coucher. Les sluts canadiennes peuvent être fières de leur succès : la slutwalk a fait le tour du monde, de New Dehli et Amsterdam. Désormais, on peut donc militer et rester sexy, c'est bon à savoir.
© D.R / slutwalk
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Les 10 tendances sexe de la rentrée
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Le sexe "vanille"
Vous ignorez cette expression ? C'est que sans aucun doute vous faites partie de ceux qui partiquent le sexe vanille, qui n'a rien de très compliqué d'ailleurs. Le sexe vanille, ce sont les pratiques classiques hétérosexuelles dites "de base", principalement la pénétration vaginale avouons-le. Le reste serait-il plus de l'ordre de la fraise et du chocolat ? Sans mauvais goût, force est de constater que l'appellation "sexe vanille" arrive en force et à point face aux autres tendances ultra codifiées du fétichisme, de l'échangisme et ses autres variantes dites révolutionnaires, comme le polyamour. Les coincés de la culotte et autres pépères de la couette ont enfin un terme bien à eux pour revaloriser leur indémodable missionnaire : le sexe vanille. Un goût simple, mais classique, qui donne toujours envie... Ou presque !
© D.R / Le Mépris
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Le sexe "vanille"
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Nova Sodomia, première dictature virtuelle
Tyran du postérieur, Otto a fondé l'état totalitaire Nova Sodomia le 27 mai 2000. Basée sur le sado-masochisme étatique, Nova Sodomia, sous l'autorité de son créateur, s'adresse aux gens "se considérant libres et ne souhaitant ne plus l'être." Mais en cette année 2011 où toutes les dicatures battent de l'aile, Nova Sodomia se fera-t-elle botter les fesses ? Possible, à moins que vous ne sombriez du côté obscur de la force "rektal".
© Nova Sodomia
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Nova Sodomia, première dictature virtuelle
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Le retour de la Cougar
Cela fait des années qu'on en entend parler, et pourtant à part dans des mauvais pornos, on pensait à force qu'elle n'existait pas, la femme cougar, ou pire : on la pensait complètement dépassée. Pourtant, lorsque Taschen publie les photos porno-trash de Liz Earls, on est prêtes à changer d'avis, et même à l'avoir sur la table du salon, à côtés d'autres bouquins de photographies. Car Liz Earls, c'est une cougar, une vraie : après un mariage désastreux, c'est la sexualité qui l'a sauvé. De clubs échangistes aux orgies, son goût insatiable pour tous les corps et le sexe la transcende, la rend belle, la transforme, elle qui est si imparfaite. L'ouvrage, bien que très cru, vaut le détour, puisqu'elle détourne la position de voyeur du photographe en s'impliquant carrément à chaque série de photos. Le résultat est surprenant : dans les positons les plus trash, elle arrache par l'orgasme d'incroyables regards à ses mignons, angéliques jusque dans le stupre et la fornication. Quintessence de la cougar, Liz Earls et son livre Days of the Cougar sont désormais des incontournables du genre.
Liz Earls, Days of the Cougar, 29,99€ chez Taschen.© Liz Earls / Taschen / DR
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Le retour de la Cougar
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