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Parler à son mec (dans le sens du poil)

dispute couple3

Petit manuel de démagogie amoureuse à l'usage des filles qui en ont assez de tourner sept fois leur langue dans leur bouche pour éviter de proférer toutes sortes de noms d'oiseaux et autres boulettes aux garçons.

On ne dit pas : "C'est moche" en ouvrant un cadeau moche, on dit plutôt : "C'est beau", avec un sale ton.
Remarque n°1 : L'usage de l'ironie et de l'appréciation feinte sera appréciée à sa juste valeur ; il verra donc vos efforts et son échec, sans qu'aucun mot rédhibitoire ne soit prononcé. C'est fort.

On ne dit pas :"Tu pues de la gueule" mais "Lavons-nous les dents !"
Remarque n°2 : c'est la grammaire ici qui sauve le couple : le "tu" accusateur est subtilement remplacé par un "nous" solidaire... Plus qu'un symbole, une élégance.

On ne dit pas "De toute façon, pour toi, le sexe c'est mécanique" mais "Partons à la découverte mutuelle de nos corps."
Remarque n°3 : en effet, la sympathie est franchement encouragée. Là, c'est juste plus sympa.

On ne dit pas :"Tes potes sont cons", on dit "Ce soir, j'ai envie d'être un peu tranquille."
Remarque n°4 : la franchise envers la meute est une croyance populaire erronée. Il ne comprendra jamais, vos arguments ne seront jamais assez bons, et surtout, à terme, ils seront retournés contre vous. Quoiqu'il arrive, niez : jusqu'au bout du monde. Vous aimez ses amis. Vous êtes juste fatiguée. Cette excuse ne marche pas à vie, mais c'est déjà ça.

 


On ne dit pas : "Range tes trucs !" mais "Tu m'aides à ranger ça ?"
Remarque n°5 : remplacer l'impératif par l'interrogatif est une gymnastique qui sauve du drame. Eviter l'ordre frontal permet d'éviter toute ressemblance directe à la figure maternelle du mâle qui, manifestement, mérite encore d'être materné, puisqu'il n'est pas capable de ramasser tout seul ses affaires.

On ne dit pas : "J'ai pas joui", on dit : "J'adore quand tu me fais ça, en prenant le temps."
Remarque n°6 : on évite à tout prix la négation du "pas", décourageant et déstabilisant pour le mammifère masculin humain. On positive, et on ne s'inquiète pas trop : s'il est normalement cérébré, il aura compris qu'on évite de répondre directement à sa question, et il aura donc tendance à suivre nos judicieuses indications.

On ne dit pas "T'as même pas vu que je suis allée chez le coiffeur...", on dit : "Ma nouvelle coupe te plaît ?"
Remarque n°7 : on n'est jamais mieux servie que par soi-même.

 

On ne dit pas "J'en ai marre de passer Noël chez ta famille", mais plutôt:"Viens, on passe Noël prochain rien que tous les deux en amoureux."
Remarque n°8 : ce qui s'applique pour la bande de pote s'applique en puissance pour la famille.

On ne dit pas "Tu veux mes yeux ?"dès qu'une jolie fille passe, on préfère:"Elle est pas mal, hein." Remarque n°9 : c'est très perfide, vous venez de lui ôter sa dernière liberté de mâle chasseur, à savoir celle d'observer la faune alentour en toute tranquillité. Désormais, c'est devenu vain de mater les filles... C'est très bas, mais très malin.

On ne dit pas "C'est idiot ce que tu dis", on dit : "T'es sûr ?"
Remarque n°10 : il est sage de l'inciter à une seconde réflexion. C'est constructif et moins castrateur que de mettre en lumière son idiotie. Mais il n'empêche, à force, il a l'air énervant, ce garçon... Et ça, on lui dit comment ?

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Bethsabée Krivoshey
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