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Je ne passe jamais le cap des 3 mois

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On dit que l'amour dure trois ans, ou encore qu'il faut sept ans de réflexion. Pourtant, pour certaines, c'est le cap des trois mois le plus grand défi de la vie à deux.

Trois mois : le gros dilemme
Trois mois, c'est le premier véritable cap dans un couple : on n'en est plus au flirt du début, on commence un peu à se connaître, ça devient doucement sérieux. Bref, c'est le moment idéal pour se poser la bonne question : on continue ou pas ? La relation est encore suffisamment jeune pour accepter une rupture sommaire ; en même temps, elle a déjà assez vécu pour vouloir continuer encore. Trois mois, c'est donc le moment du dilemme : on reste ou on part, c'est le moment du bilan, de voir si l'on perd notre temps, ou si la vie à deux est mieux.

C'est toujours moi qui part...
"C'est plus fort que moi : à l'approche des trois moi, je quitte mon copain. Je fais pas exprès, c'est un constat qui est venu bien après des ruptures à répétition : je ne supporte plus le couple passé ce cap-là. La seule fois où je suis finalement restée, j'ai été submergée d'angoisses... Jusqu'à ce que je parte. Encore." Diane, 29 ans

C'est toujours lui qui part !
"Mes relations jusqu'à présent se sont toujours terminées prématurément et en eau de boudin : je n'ai jamais vraiment su pourquoi, mais sous prétexte que "ça le fait pas", je ne sors jamais avec un garçon plus de trois mois. A chaque fois, le mec s'enfuit. Le truc, c'est que je peux pas tous les blâmer : à force, j'ai bien compris que le hic venait de moi." Claudia, 25 ans.

L'avis du psy page suivante...

Le Dr.Frédéric Fanget, psychiatre et psychologue, auteur de Oser la vie à deux (éd. Odile Jacob), nous répond. Selon lui, le problème ne se pose pas tant au niveau des personnalité de chacun et chacune, entre la femme qui fuit les hommes ou celle qui les fait fuir, mais plutôt au niveau du couple en lui-même. "C'est une question de raisonnement et d'équation", dit-il. Fanget défend l'idée que " 1+1 = 3, le 3 étant le couple. C'est plus important que l'équation 1+1= 2, le 2 étant "toi" et "moi" sans le "nous". Les êtres qui se quittent ainsi au bout de trois mois vivent dans 1+1 = 2, ou alors vivent un couple fusionnel dans lequel ils ne se construisent pas, ce qui donne 1+ 1 =1." On l'ignorait à moitié, mais l'amour serait donc une histoire de mathématiques et d'équations.

"Surtout, ajoute-t-il, il faut déculpabiliser les femmes. Si l'on vous quitte d'un coup au bout de trois mois, insistez pour savoir la vraie raison, et comparez-la avec les autres fois l'on vous a quitté. Il y  a peu de chances que ce soit pour l'exacte même raison." Au contraire, si l'on est quittée pour la même raison à chaque fois, même si c'est dur au départ à avaler, au moins on est fixée, et on sait ce qu'il nous reste à faire, et à changer. L'important, insiste Frédéric Fanget, c'est de ne pas confondre soi, et le couple : une rencontre amoureuse, créatrice, n'a jamais la même équation.

"Les gens qui se séparent au bout de trois mois n'arrivent pas à créer le 3." Mais pourquoi ?"Il y a pleins de cas de figures, et les caractéristiques sont heureusement variables... Il est fataliste de penser à son propre défaut comme unique responsable, et de tout rapporter à sa propre faute. Car même si la rupture apparait, l'histoire est toujours différente." Le couple est donc comme une œuvre d'art unique, qu'on peint à deux. Le tableau est à chaque fois différent : parfois, le résultat est vite moche...et parfois ça marche. "Une fois sur cent". Surtout, on ne désespère pas, et on relève le défi avec chic et sourire.

Le Dr. Fanget ajoute que l'idée de la femme ayant un problème responsable de ses ruptures à répétition est une croyance populaire psychologique qui est fausse. La plupart du tempsl'échec d'un couple n'est pas l'échec d'un autre, et la capacité à faire un couple tient aux deux. Ainsi, il ne faut surtout pas se croire une incapable du couple, mais mieux comprendre les causes passées pour s'ajuster.

Enfin, la conclusion nous rassure : "Le couple représente beaucoup de difficultés, on solutionne sans cesse des problèmes, mais un couple facile est ennuyant". Et nous, on veut s'amuser... Alors on se retrousse les manches, on tourne la page, et go, go, go !

Un grand merci au Dr.Fanget pour ses précieux conseils.

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Bethsabée Krivoshey
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